publié le: 10 février 2017
catégorie: Bien-être

Bébé a mal au ventre : quelques conseils pour le soulager

soulager bébé mal au ventre

Un bébé qui pleure beaucoup, qui est difficile à consoler et qui se tortille, a bien souvent mal au ventre. Les douleurs abdominales sont communes et généralement bénignes chez l’enfant. Colique, gastro-entérite, constipation… comment identifier d’où vient le mal et y remédier ?

Voici nos conseils pour vous éclairer. 

Pourquoi bébé a mal au ventre ?

Pour s’exprimer et manifester que quelque chose ne va pas, un bébé pleureIl faut donc être attentif aux petits signes qui nous permettront de comprendre ce qui ne va pas.

La colique du nourrisson concernera les plus petits. Ces troubles digestifs apparaîtront entre 6 et 8 semaines et pourront perdurer jusqu’au 4e mois de vie. C’est un phénomène répandu et temporaire qui ne doit pas inquiéter les parents.

Les douleurs au ventre peuvent également être liées à un épisode de constipation, à une gastro-entérite, une infection urinaire ou encore une hernie.

Si la plupart des douleurs au ventre sont « fonctionnelles »  et ne relèvent donc pas de maladies, il est pourtant plus rassurant d’en déterminer les causes pour agir et soulager efficacement.

Identifier les symptômes pour comprendre d’où vient la douleur

S’occuper d’un bébé souffrant de colique demande beaucoup de patience. Ces enfants pleurent de façon intense plus de 3h par jour. Ils se raidissent, deviennent tout rouges, se cambrent, ils remplient leurs petites jambes sur leurs ventres, se tortillent… bref ils souffrent. Pourtant, ce phénomène est fréquent et s’estompe au fil des semaines pour disparaître sans raison apparente vers 4 mois.

La colique est un problème de maturation du système digestif : le colon se contracte et provoque des spasmes. Ces crises interviennent souvent en soirée, chez des enfants se portant bien. C’est d’ailleurs ce qui orientera le diagnostic, puisqu’un bébé qui se nourrit bien,  dort suffisamment et dont les selles sont régulières est à priori en bonne santé.

En cas d’épidémie de gastro-entérite, ce virus n’est pas à exclure si l’enfant fiévreux est pris de diarrhée et de vomissements.

À l’opposé, un petit qui ne va pas à la selle durant au moins 2 jours peut être constipé.

Les infections urinaires peuvent aussi provoquer des douleurs au ventre et en bas du dos. C’est une urine très odorante qui vous alertera.

Les hernies sont également assez fréquentes chez les bébés. Vous observerez alors une petite boule en haut de la hanche. Il s’agit souvent d’une malformation présente dès la naissance (intestin qui sort de la cavité abdominale). Elle se résorbera souvent d’elle-même, mais peut aussi nécessiter une petite intervention.

Conseils pour soulager les maux de ventre de bébé

Le nourrisson souffrant de colique aura besoin d’affection et de câlins pour se consoler. Pour le soulager, vous pouvez aussi lui masser le ventre doucement pour l’aider à évacuer les gaz.

L’autre technique, pour le bercer et le soulager en même temps, consistera à l’allonger sur votre avant-bras. Confortable pour bébé, cette position vous permettra d’effectuer une légère pression sur son ventre pour son plus grand bien.

Si vous allaitez, la période de colique ne doit pas vous inciter à arrêter. Au contraire, le lait maternel est celui qui convient le mieux à bébé. Pour les enfants nourris au biberon, les tétines ou biberons anti-coliques sont aussi une alternative à essayer.

La gastro-entérite nécessitera du repos et une bonne hydratation. Pensez à ajouter un soluté de réhydratation orale pour compenser les pertes hydro-électrolytiques et restaurer le niveau en minéraux de l’organisme.

En cas de constipation, misez sur les fibres. Il est aussi possible d’introduire un peu d’eau riche en magnésium (pas plus d’un ou deux verres par jour)  dans la préparation du biberon.

Vous pouvez aussi soulager le mal de ventre en apposant une bouillotte tiède (enveloppée dans une serviette) sur le ventre de bébé.

En cas de doute ou si les douleurs persistent consultez un pédiatre sans hésiter.

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.