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La diversification alimentaire bébé : introduire de nouveaux aliments

Rédigé par Alice du Laboratoire PediAct | 18 mars 2014

La diversification alimentaire est une étape importante dans la vie d'un bébé. Elle marque le début de la découverte de nouveaux goûts, textures et nutriments essentiels à sa croissance et à son développement.

Entre l’âge de 4 et 6 mois, votre bébé jusque là nourri uniquement au lait maternel ou infantile va être amené à découvrir un tout nouvel univers gustatif qui enchantera ses papilles et l’initiera au plaisir de nouvelles saveurs et de nouvelles textures : la diversification alimentaire. Céréales, fruits, légumes, viande, poisson, œuf viendront enrichir l’alimentation de bébé et l’amèneront à la rencontre de ses aliments favoris… et de ceux qu’il détestera !

 

Quand commencer la diversification alimentaire ?

La diversification alimentaire est généralement recommandée autour de 6 mois, mais chaque bébé est différent. Observez attentivement les signes de préparation tels que la capacité à se tenir assis avec soutien, l'intérêt pour les aliments solides et la perte du réflexe de protrusion de la langue. Parlez-en également à votre professionnel de la santé pour obtenir des conseils personnalisés.

Une croissance spectaculaire durant les premiers mois de sa vie

Certains spécialistes de la nutrition de l’enfant recommandent d’introduire progressivement des aliments solides entre 4 et 6 mois. Cette période représente en effet une étape importante dans la croissance de votre enfant : son poids aura doublé ! Ses besoins nutritionnels sont importants et le lait maternel ou infantile ne suffit plus. Cette fourchette représente le meilleur moment pour introduire la diversification alimentaire, comme le souligne le professeur Tounian , chef du service nutrition pédiatrique à l'hôpital Armand-Trousseau (Paris) pour Topsante :

«Avant quatre mois, le système digestif et immunitaire n'est pas prêt, et après 6 mois, l'organisme tolère moins bien la diversification»

 Les meilleurs aliments pour commencer

Pour les débuts de la diversification alimentaire, privilégiez des aliments doux et faciles à digérer. Les purées de légumes tels que les carottes, les patates douces et les courgettes sont d'excellents choix. Les purées de fruits doux, comme les bananes ou les poires, peuvent également être introduites. Les céréales pour bébé enrichies en fer sont une autre option à considérer.

Le lait maternel reste l’aliment de base

L’étape de la diversification alimentaire soulève généralement beaucoup de questions chez les jeunes parents, qui ne savent pas trop comment s’y prendre. Il est tout d’abord important de savoir que, malgré l’introduction progressive de nouveaux aliments, le lait maternel demeure l’aliment principal du très jeune enfant. Voyez plutôt les fruits, légumes et céréales comme étant des apports nutritifs venant compléter son alimentation de base.

 

Bonnes pratiques pour une alimentation saine et équilibrée

Pour assurer une alimentation saine et équilibrée à votre bébé, gardez à l'esprit les bonnes pratiques suivantes : privilégiez l'allaitement maternel exclusif jusqu'à 6 mois, ou utilisez une formule adaptée si nécessaire. Introduisez de nouveaux aliments un par un, en surveillant les réactions allergiques potentielles. Favorisez les repas en famille pour créer de bonnes habitudes alimentaires et limitez les sucres ajoutés et les aliments transformés.

Les bonnes habitudes se prennent au plus tôt

Banane, chou, panade, croûtes de pain… Bébé va rentrer en contact avec de nouvelles couleurs, de nouvelles textures, de nouveaux parfums. Un monde passionnant s’ouvre à lui ! Profitez de cette phase d’apprentissage et de découverte pour éduquer votre enfant : laissez-le toucher, sentir et goûter les aliments qui l’intriguent.

C’est en faisant ses propres expériences qu’il découvrira quels sont ses inclinations. Attention néanmoins à ne pas trop habituer bébé au goût sucré. En effet, si vous prenez l’habitude à rajouter du sucre à son petit-suisse, il s’y habituera et sera plus enclin à manger sucré lorsqu’il grandira, ce qui peut être néfaste pour sa santé sur le long terme...  Il peut aussi choisir : manger ce qui lui semble bon et laisser le reste. Et cela n'est pas un problème ! L'enfant est encore en phase d'apprentissage, il doit apprendre ce que cela signifie que de se nourrir. Il n'y a pas de bien et de mal, cette découverte est essentielle pour apprendre, progresser et adopter les meilleurs comportements en évitant les excès.

Progression de la diversification alimentaire

Une fois que votre bébé a bien accepté les premiers aliments, vous pouvez progressivement introduire de nouvelles textures. Passez des purées lisses à des textures écrasées ou en petits morceaux. Proposez une variété d'aliments, y compris des légumes, des fruits, des céréales, des protéines (comme le poulet ou le poisson finement émiettés) et des produits laitiers adaptés à l'âge de votre bébé.

 

Comment savoir si mon enfant est prêt ?

L’Organsation Mondiale Pour la Santé (OMS) recommande l’allaitement maternel jusqu’à l’âge de 6 mois, afin de garantir à bébé un apport nutrionnel et des bénéfices pour le système immunitaire introuvables dans d’autres sources d’aliments. Après 6 mois, le nourrisson a des besoins en fer et en calcium tellement important que le lait maternel seul ne suffit plus, la diversification alimentaire est dès lors indispensable à cet âge. D’un autre côté, L’Institut National de Prévention et d’Education à la santé estime que la diversification alimentaire ne devrait jamais commencer avant le quatrième mois de l’enfant.

Tous les bébés nés à terme et en bonne santé sont donc parfaitement aptes à consommer de nouveaux aliments entre 4 et 6 mois. Par contre, pour les nourrissons nés prématurément, il est généralement recommandé d’attendre ses 6 mois plus le nombre de semaines entre la naissance et le terme prévu de la grossesse (par exemple, si votre enfant est né 4 semaines avant terme, attendez son septième mois pour introduire de nouveaux aliments).

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.