Comment prévenir et traiter les crevasses lors de l’allaitement ?

publié le: 10 juillet 2017

Crevasses lors de lallaitement

L’allaitement est incroyablement bénéfique pour les nourrissons. Le lait maternel apporte tous les nutriments essentiels au bébé et lui transmet les anticorps de la maman. Cependant, certaines jeunes mamans rencontrent des difficultés, comme l’apparition de crevasses lors de l’allaitement, ce qui les pousse à tout arrêter. Si chaque mère est libre d’allaiter ou pas, il est dommage de s’arrêter à cause d’un souci qui peut facilement être évité.

La formation de crevasses expliquée

Pour mieux vivre l’allaitement, il faut savoir que les crevasses ne sont pas un grave problème. Elles se forment dès les premiers jours et peuvent avoir plusieurs origines. Par exemple, le bébé peut être mal placé pendant l’allaitement, mais il peut également trop pincer le mamelon ou encore le placer contre son palais.

Les crevasses se forment parfois quand la jeune maman se nettoie les tétons après chaque allaitement. En effet, il faut savoir que les seins ont l’incroyable capacité de se protéger eux-mêmes des agressions extérieures. Après la tétée, un antiseptique naturel est sécrété pour protéger le mamelon. Celui-ci est alors lubrifié et parfaitement nettoyé.

Pour profiter pleinement de cette protection naturelle, il ne faut surtout pas se savonner les seins ou les essuyer avec un coton après avoir nourri bébé.

Soigner les crevasses lors de l’allaitement

Les crevasses peuvent s’infecter, donc la vigilance est de mise si vous constatez leur apparition. Généralement, l’infection se traduit par un suintement. Celui-ci est donc à surveiller de près.

Pour traiter les crevasses, plusieurs solutions existent. Il est possible de masser les mamelons avec de la lanoline pure (graisse de laine). La solution est sans danger pour le bébé, du coup, elle peut être appliquée avant et après chaque tétée.

Il est également possible de traiter les crevasses en misant sur le lait maternel. À la fin de la tétée, imbibez une compresse et maintenez votre mamelon dans celle-ci jusqu’à la tétée suivante. Attention ! Cette méthode n’est pas compatible avec une infection.

Lorsque vous donnez le sein, si les douleurs sont trop importantes, vous devez changer vos habitudes.  Le temps que les crevasses cicatrisent, ou que l’infection diminue, vous pouvez utiliser un tire-lait.

Prévenir les crevasses

Pour réduire le risque de crevasses, les règles sont les mêmes que pour les soigner. En effet, vous pouvez utiliser la lanoline pure et le lait maternel. À la fin des tétées, il vous suffit de masser le mamelon pour l’assouplir et l’hydrater.

Il est également conseillé de préparer le téton à l’allaitement dès la fin de la grossesse. Pour ce faire, il vous suffit de vous masser avec de l’huile d’amande le mois qui précède l’accouchement. En revanche, l’huile d’amande ne doit plus être utilisée après la naissance, car elle ne doit pas être ingérée par le bébé.

Il existe aussi des crèmes, vendues en pharmacie, qui permettent d’hydrater le sein et de prévenir au maximum les crevasses.

Trouver la bonne position pour allaiter

Pour prévenir les crevasses lors de l’allaitement, il est important de trouver la bonne position pour allaiter. La maman doit être bien installée, car l’allaitement peut durer un petit moment ! Il existe différentes positions comme celle de la madone, du berceau, du ballon de rugby… La mère peut s’allonger ou s’asseoir, le bébé peut lui aussi être allongé ou plutôt droit. Chaque maman doit trouver sa position.

En cas de difficulté à donner le sein, il est possible d’opter pour un protège mamelon. Cet accessoire aide à faire ressortir les tétons lorsqu’ils sont plats ou rétractés, tout en les entourant d’une seconde peau. Le bébé arrive parfaitement à téter et la maman prévient le risque de crevasse.

 

Les crevasses surviennent en tout début d’allaitement et sont heureusement passagères. Les jeunes mamans ne doivent pas se décourager, cela fait partie des petites difficultés, comme quand bébé mord le sein.. Les sages-femmes et les puéricultrices peuvent, si besoin, les aider à surmonter cette étape.

 

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.