Généralement, c’est entre 4 et 6 mois que les parents commencent à introduire quelques aliments, peu à peu, dans l’alimentation de bébé. Pour que l’étape de la diversification alimentaire se passe au mieux pour votre tout-petit, voici quelques conseils…

Lui faire découvrir de nouvelles saveurs, tout en douceur

Avant de débuter la diversification alimentaire, dites-vous bien que chaque enfant est différent et qu’il est important de lui faire tester de nouveaux aliments tout en douceur. Dans un premier temps, ces aliments doivent être liquides. Cette phase de la diversification est avant tout destinée à faire tester de nouveaux goûts à votre bébé. Si vous n’allaitez pas votre enfant, vous pouvez par exemple commencer par ajouter un petit bouillon de légumes à la préparation de son biberon afin de le sensibiliser aux nouvelles saveurs. Au fur et à mesure que l’enfant s’habitue à ce nouveau goût, vous pouvez mélanger à son biberon une cuillère à soupe de purée de légumes, puis deux cuillères la fois suivante… Et ainsi de suite jusqu’à obtenir cent grammes que vous mélangez toujours avec du lait.

Si vous allaitez votre enfant, vous pouvez lui préparer une portion de purée de légumes que vous lui faites goûter à la cuillère, ou tout simplement procéder de la même manière en tirant votre lait au préalable.

Par ailleurs, il est conseillé d’introduire un nouvel aliment par semaine : une purée de courgettes, de carottes et de pommes de terre… en privilégiant les légumes frais, ou les petits pots plutôt que les conserves qui sont trop salées pour l’enfant.

A partir de 9-12 mois et jusqu’à l’âge de trois ans, l’enfant peut avoir une alimentation solide et plus variée. C’est durant cette période que votre enfant se familiarisera tout doucement à d’autres textures. Proposez-lui des soupes de légumes, des bouillies, des purées, et à partir du 5 ou 6ème mois, ajoutez quelques petits morceaux de dinde, de poisson ou de jambon. Il faudra néanmoins attendre le 7 ou 8ème mois pour introduire les oeufs. N’hésitez pas à demander conseil à votre pédiatre pour l’introduction de ces aliments.

Quels légumes choisir ?

Au début, généralement entre 5 et 18 mois, il est conseillé de choisir des légumes doux. Carottes, épinards, blancs de poireaux, haricots et courgettes (sans peau ni pépin)… sont principalement introduits en premier dans le cadre de la diversification alimentaire. La pomme de terre, généralement introduite aux alentours de 8 mois, peut néanmoins servir pour lier les différents légumes. Evitez en revanche le salsifis ou l’artichaut, qui sont riches en fibres. Quant aux fruits, ils doivent toujours être cuits. Poires, pommes, pêches, bananes ou abricots sont à privilégier et à proposer environ 15 jours après avoir introduit les légumes.

A partir de l’âge de 18 mois, les aliments qui sont moins bien tolérés par le tube digestif peuvent alors être introduits eux aussi dans l’alimentation. Votre bébé peut désormais goûter des petits plats à base de lentilles, d’oignons, de poivrons, ou de navets, etc.

Quelques règles à suivre

Veillez à bien cuire vos légumes à l’eau ou à la vapeur, sans jamais ajouter de sel. Dans vos préparations de plats pour bébé, vos légumes doivent être mixés en soupes ou en purées, particulièrement tant que votre enfant n’a pas encore de dents. Vous pourrez par la suite ajouter quelques petits morceaux de légumes ou de viande à votre purée, lorsqu’il sera en mesure de mâcher.

Enfin, il est important d’aller au rythme de votre bébé, sans jamais le forcer. Ne vous découragez pas non plus : s’il n’aime pas les carottes que vous lui proposez cette semaine, il les appréciera certainement la semaine suivante ! Proposez-lui donc à nouveau les mêmes aliments, peut-être sous d’autres formes.

 

AVIS IMPORTANT : Le lait maternel est l’aliment idéal de chaque nourrisson. En cas d’utilisation d’une formule infantile, ou quand la mère ne peut ou ne souhaite pas allaiter, il importe de respecter scrupuleusement les indications de préparation et d’utilisation et de suivre l’avis du corps médical.

Alice du Laboratoire PediAct

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.