publié le: 29 février 2016
catégorie: Dermatologie

Mycose cutanée chez l’enfant : comment réagir ?

Acné, eczéma, dermites séborrhéiques, varicelle ou autres irritations, les maladies de la peau sont très variées chez l’enfant. Parmi elles, on en retrouve une très fréquente : la mycose cutanée. Due à de minuscules champignons s’incrustant volontiers sur ou dans l’organisme de l’enfant, elle provoque une inflammation localisée. Comment réagir et combattre cet intrus ?

Comment reconnaître une mycose cutanée ?

Si les mycoses cutanées sont courantes chez le tout-petit, elles sont aussi particulièrement contagieuses et résistantes. Provoquées par des champignons microscopiques, elles adorent les milieux chauds et humides. Ces vilains champignons colonisent volontiers les plis de la peau de bébé, ses doigts, ses orteils et petits pieds ou encore son cuir chevelu, la transpiration et la salive favorisant leur apparition.

Un simple contact d’enfant à enfant, avec le sol, une surface, un linge ou un objet infecté suffit à affecter la peau. Les premiers signes sont des démangeaisons plus ou moins intenses, puis apparait une lésion de forme ronde, pouvant très vite se propager. La peau rougit, se fissure et, parfois, se met à suinter. Rassurez-vous, leur apparition n’a rien à voir avec un manque d’hygiène. Les couches-culottes ou encore les chaussures fermées dans lesquelles l’enfant transpire sont, entre autres, de vrais nids à mycoses.

Quelles sont les mycoses cutanées les plus fréquentes chez l’enfant ?

Parmi les mycoses affectant bébé, on en distingue quelques-unes particulièrement répandues :

  • La mycose du siège

La macération due aux couches est la principale cause de cette infection fongique. Elles sont l’un des lieux favoris des champignons où ils retrouvent une atmosphère chaude et humide. Même si bébé est changé très régulièrement, il n’est pas rare que les champignons prolifèrent. S’il a les fesses rouges, il se peut qu’il ne s’agisse pas d’une simple irritation, mais bien d’une mycose. Cet érythème fessier surinfecté est courant lors des 4 premiers mois de l’enfant.

  • La mycose de l’ongle (ou périonyxis)

Un enfant qui suce son pouce peut présenter une inflammation chronique de la peau entourant l’ongle. Le pourtour est rouge, enflé et la peau entourant l’ongle se décolle.

  • La mycose du cuir chevelu (ou teigne)

Dans ce cas, la mycose parasite les cheveux. Les champignons les pénètrent et les cassent, provoquant des plaques de cheveux coupés très courts et de fortes démangeaisons. Cette forme de mycose touche essentiellement les enfants d’âge scolaire.

  • La mycose de la bouche et du tube digestif

Comme chez l’adulte, la mycose peut atteindre la langue et l’intérieur des joues. On parle alors de « muguet ». Cette mycose buccale, très fréquente chez le nourrisson, est parfois la conséquence d’une mycose digestive due à une prise d’antibiotiques ayant fragilisé ses défenses ou de tétées sur sa maman ayant un terrain mycosique.

Que faire en cas de mycoses cutanées ?

Dans tous les cas, il est préférable d’emmener son enfant chez le pédiatre, afin qu’il confirme ou non la présence d’une mycose cutanée. Si le diagnostic s’avère positif, il prescrira à l’enfant un antifongique, sous forme de crème ou oral selon le type de mycose.

Dans la plupart des cas, le traitement s’avère efficace et la mycose se résorbe en une quinzaine de jours. Néanmoins, pour s’assurer qu’elle ne se propage pas et limiter tout risque de récidive, certains gestes préventifs sont essentiels à adopter :

  • Se laver les mains avant et après le change de bébé
  • Changer sa couche très régulièrement
  • Laisser ses fesses à l’air le plus souvent possible
  • Éviter les sous-vêtements et vêtements trop serrés
  • Désinfecter ses bonnets avec un antifongique en poudre
  • Couper ses ongles pour qu’ils restent propres et qu’il évite de se gratter
  • Effectuer un rinçage et séchage minutieux (notamment des pieds) en sortant du bain ou de la piscine
  • Adopter le port de chaussures aérées l’été

En cas de « muguet », il est fortement recommandé à la maman qui allaite de surveiller son alimentation (limitation des sucres et glucides).
 

Alice du Laboratoire PediAct

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.

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