publié le: 24 avril 2019

Rachitisme maladie developpement enfant

Le rachitisme est une maladie du développement de l’enfant et de l’adolescent qui touche directement le squelette. Il s’agit d’une maladie plutôt rare qui se caractérise par des symptômes physiologiques : hypotonie (affaiblissement du tonus musculaire), tétanie (blocage des muscles), convulsions, faiblesses musculaires, retard de croissance, déformations des membres…

Quelles sont les causes de cette maladie et comment la traiter ? PediAct vous informe sur le sujet.

 

Qu’est-ce que le rachitisme ?

 

Le rachitisme est une maladie de l’enfant affectant directement son squelette et ainsi, son développement osseux.

 

Il existe deux types de rachitismes :

  • Le rachitisme carentiel est causé par une carence en vitamine D. Si votre enfant n’a pas un apport quotidien de vitamine D adapté à ses besoins, il se peut qu’il développe la maladie ;

 

  • Le rachitisme hypocalcémique vitamino-D dépendant est une maladie héréditaire et donc présente à la naissance de votre bébé, dès lors qu’un membre de la famille en est atteint. Dans ce cas, il existe chez votre enfant une anomalie du gène CYP27B1 qui l’empêche de synthétiser la vitamine D et rend l’absorption du calcium et du phosphate par l’intestin problématique. Le rachitisme hypocalcémique vitamino-D dépendant est cependant très rare et affecte 1 nouveau-né sur 2000 naissances.

 

Quels sont les symptômes du rachitisme ?

 

Dans ces deux cas, le taux de calcium dans le sang est défini comme trop faible chez l’enfant et celui-ci présente des troubles du rachis (colonne vertébrale) et d’autres parties du corps :

  • Un gonflement des poignets et des chevilles (bourrelets rachitiques) ;
  • Des déformations rachitiques (déformation de la colonne vertébrale) ;
  • Un aspect incurvé et arqué sur les jambes ;
  • Une grosseur entre les côtes (chapelet costal) ;
  • Une hypotonie : affaiblissement du tonus musculaire ;
  • Une tétanie : blocage des muscles ;
  • Des convulsions ;
  • Des fractures spontanées potentielles ;
  • Un retard de croissance ;
  • Etc.

 

Dans le cas d’un rachitisme carentiel bien traité, les symptômes guérissent rapidement, généralement en quelques mois. Dans le cas d’un rachitisme hypocalcémique vitamino-D dépendant, un traitement à vie est nécessaire. En revanche en cas de non traitement, il se peut que votre enfant évolue vers un handicap moteur. Il ne faut donc surtout pas négliger la maladie et consulter votre pédiatre dès les premiers symptômes apparents où dès connaissance de la maladie génétique.

 

Comment traiter le rachitisme ?

 

Le traitement du rachitisme est médicamenteux. Souvent, le médecin prescrit une supplémentation en vitamine D et un apport en calcium à votre enfant, afin d’améliorer ses problèmes de croissance, de rééquilibrer ses taux de carence (calcium, phosphore, phosphatase alcaline et parathormone) et de soigner les déformations osseuses. Le suivi médical régulier est indispensable pour éviter les complications potentielles dûes aux médicaments.

 

Comment prévenir le rachitisme carentiel ?

 

Afin de prévenir le déclenchement du rachitisme carentiel, vous devez vous assurer que votre enfant bénéficie d’un apport quotidien suffisant en vitamine D.

 

Il y a trois manière différentes d’apporter de la vitamine D à votre enfant :

  • En l’exposant au soleil régulièrement. En effet, la principale source de vitamine D est le soleil et ses rayons UV. Voilà pourquoi il est fortement conseillé d’exposer votre enfant au soleil quelques minutes par jour (bras, visage, jambes) afin qu’il n’en manque pas ;

 

  • En privilégiant les aliments contenant de la vitamine D dans son alimentation (poisson gras, lait, etc.). Ce n’est pas toujours évident pour les nouveaux-nés ou les bébés de 5 mois à 2 ans car ils sont en pleine diversification alimentaire et donc en période de découvertes culinaires. Toutefois, vous pouvez toujours choisir un lait infantile riche en vitamine D (dans le cas d’une alimentation basée sur le lait infantile) ou prioriser des aliments riches en vitamine D pour sa diversification alimentaire ;

 

  • En choisissant une supplémentation en vitamine D prescrite par votre médecin.

La Société Française de Pédiatrie recommande les quantités suivantes en fonction de l’âge de l’enfant :

  • Allaitement maternel : de 25 à 30 mg (1000 à 1200 UI) / jour ;
  • Chez l’enfant de moins de 18 mois recevant du lait enrichi en vitamine D : de 15 à 20 mg (600 à 800 UI) / jour ;
  • Chez l’enfant de moins de 18 mois recevant du lait de vache non enrichi en vitamine D : de 25 à 30 mg (1 000 à 1 200  UI) / jour ;
  • Chez l’enfant de 18 mois à 5 ans et adolescent de 10 à 18 ans : 2 doses de charge trimestrielle de 2 000 à 2 500 mg (80 000 à 100 000 UI) en hiver, la première en novembre et la seconde en février.

 

Dans chacun des cas, n’hésitez-pas à demander conseil à votre médecin.

 

Ce qu’il faut retenir :

 

Le rachitisme est une maladie du développement osseux qui touche les enfants et les adolescents n’ayant pas un apport suffisant en vitamine D et en calcium dans leur organisme. Il en existe deux types : le rachitisme carentiel qui se soigne assez rapidement lorsqu’il est traité de la bonne manière et le rachitisme héréditaire, qui touche l’enfant dès la naissance. Si votre enfant est atteint de cette maladie, vous devez le faire suivre par un médecin afin de bien la traiter. Enfin, ne négligez pas la vitamine D car il s’agit d’une vitamine bénéfique à son organisme capable de prévenir le rachitisme carentiel.

 

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.