Quels sont les risques d’une varicelle non traitée ?

publié le: 8 juin 2016
catégorie: Dermatologie

risques varicelle non traitée

Si la varicelle est plutôt bénigne et courante durant l’enfance, elle n’en reste pas moins dangereuse si les symptômes ne sont pas traités à temps. Pour preuve, cette maladie infectieuse est responsable de plus de 3.000 hospitalisations par an et d’une vingtaine de décès. Elle entraîne, le plus souvent, des risques de surinfection cutanée ou des cicatrices, et plus rarement, des troubles neurologiques.

Varicelle : les risques de surinfection et de cicatrices sont les plus courants

La varicelle est une maladie très contagieuse, le plus souvent bénigne chez l’enfant. Elle survient pour la plupart avant l’âge de 10 ans et particulièrement entre 1 et 4 ans. Le virus de la varicelle, qui se transmet par voie respiratoire, laisse apparaître des boutons, appelés vésicules, sur le corps de l’enfant (au départ au niveau du crâne et du torse, puis sur le reste du corps). Elles contiennent un liquide clair, très contagieux, puis laissent place à des croûtes qui tombent d’elles-mêmes au bout de quelques jours. Mais la varicelle est aussi connue pour provoquer des démangeaisons intenses, difficilement supportables pour les tout-petits. Pourtant, il est essentiel d’éviter que votre enfant se gratte (surtout s’il a les mains ou les ongles sales) afin d’éviter tout risque de surinfection cutanée. Il s’agit en effet de la complication la plus fréquente en cas de varicelle. La surinfection peut être causée par deux bactéries : le staphylocoque et le streptocoque. Par ailleurs, si l’enfant gratte ses croûtes, il risque de provoquer des cicatrices qui pourraient rester jusqu’à l’âge adulte.

Quels sont les autres risques liés à la varicelle ?

Dans de rares cas, la varicelle peut provoquer des complications plus sévères. Il se peut par exemple que le virus entraîne des troubles neurologiques tels que des encéphalites ou des inflammations du cervelet appelées cérébellite. La varicelle peut aussi être responsable de complications pulmonaires comme une pneumonie ou une pleurésie. Ces complications sont susceptibles de survenir à la suite d’une surinfection cutanée ou par le virus lui-même.

Comment savoir qu’il s’agit d’une complication ?

En cas de surinfection cutanée, les lésions peuvent grossir et devenir plus rouges que les autres, voire douloureuses et chaudes lorsqu’on les touche. En cas de fièvre élevée chez l’enfant, n’hésitez pas à consulter un médecin ou un pédiatre rapidement. Enfin, restez attentif au changement de comportement de votre tout-petit. Il gémit et refuse de s’alimenter ? Il semble faible et n’a goût à rien ? Prenez contact avec un professionnel de santé, qui pourra vous orienter et vous prescrire un traitement adapté pour remettre votre enfant sur pieds.

Comment éviter les complications liées à la varicelle ?

Pour éviter les risques de surinfection ou de cicatrices, vous pouvez par exemple :

  • Laver régulièrement les mains de votre enfant et lui apprendre les bons gestes d’hygiène,
  • Lui proposer de porter des gants pendant la nuit afin d’éviter qu’il se gratte sans s’en rendre compte,
  • Le surveiller la journée afin de l’empêcher de se démanger. Pour cela, attirer son attention sur autre chose, en lui proposant des jeux, des dessins animés…
  • Bien sûr, il est indispensable de le soulager pour lui faire passer l’envie de se gratter, notamment en lui donnant des bains, ou en lui appliquant une crème rafraîchissante et apaisante telle que la mousse PoxClin, particulièrement efficace contre les risques de surinfection et de cicatrices, et adaptée aux tout-petits. En effet, elle apporte un rafraîchissement et un apaisement immédiat qui permet à l’enfant d’être soulagé et donc de ne plus se gratter.

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.

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