», « L'être qui assure la liaison entre l'animal et l'homme, le maillon intermédiaire dans cette chaîne mystérieuse de l'évolution, est un tueur — l'être qui a dominé le monde animal, qui en est sorti définitivement, est celui qui a su apprendre à se servir d'une arme pour mieux tuer. [5] Wolfgang Sofky, Traité de violence, Ed Gallimard, p. 209. Les circonstances de sa sortie en 1968 étaient presque idéales pour son succès retentissant, avec l'arrivée du LSD et autres drogues hallucinogènes, les ouvrages de Carlos Castaneda, la bande dessinée (Philippe Druillet réutilisera l'œil rouge de HAL sous la forme d'un ordinateur féminin appelé Rose[16]), le rock progressif, les hippies ou le cinéma expérimental. Parfois même, il se passe simplement de la bande-son, laissant le spectateur écouter le silence terrifiant des profondeurs de l’espace, du néant immense et inhumain qui sépare les mondes [1]» écrit justement Piers Bizony. Les films de Kubrick forment à cet égard une unité artistique. Aujourd'hui, l'année 2001 est un futur désormais passé depuis longtemps et l'histoire ne s'en souviendra pas pour une entreprise spatiale, mais pour une attaque aérienne dans le ciel de New York. La fin d’Orange mécanique (séquence XVIIIe siècle) renvoie au prochain film Barry Lyndon. Et ce, au moment où Dave va chercher le corps de son ami pour en quelque sorte lui offrir une sépulture. Les meilleurs films Science fiction, Keir Dullea (Dr David Bowman) et Gary Lockwood (Frank Poole) apparaissent dans le troisième acte en tant qu'astronautes entreprenant un voyage vers Jupiter à bord du vaisseau Discovery One, suivant le signal émis par le monolithe lorsqu'il a été découvert sur la Lune. Ce qui est troublant est que cet enfant est bien froid et mystérieux enveloppé dans sa matrice bleue et ronde. » Stanley Kubrick à propos de 2001, L'Odyssée de l'espace : Comme chaque chapitre du plus grand roman du XXe siècle est écrit dans un style particulier, le film de Kubrick semble être un voyage dans l’histoire du cinéma, qui commence par le muet (la partie préhistorique africaine), se poursuit par la comédie musicale (les vaisseaux dansant la valse de Strauss), et arrive au parlant (la partie faite de dialogues qui a pour protagoniste le scientifique Floyd), il revisite divers genres à la façon de la science fiction (le duel David/Hal n’est-il pas le passage biblique du défi David/Goliath ?) Peu à peu, néanmoins, les singes s’en approchent et finissent par le toucher, par l’adorer tel un Dieu et Stanley Kubrick utilise à merveille la musique de György Ligeti (son superbe Requiem) pour créer ce climat irrationnel, envoûtant, d’attirance et de peur que suscite l’apparition de cet étrange et troublant artefact dans le cerveau des singes. De son « constat pessimiste ». Nommé à quatre Oscars, il ne reçoit finalement que celui des meilleurs effets visuels. Dans 2001, l’odyssée de l’espace, le poème symphonique de Richard Strauss Ainsi parlait Zarathoustra renvoie au musicien viennois et à Nietzsche, philosophe allemand, et la deuxième partie montre des vaisseaux spatiaux évoluant sur la valse Le Beau Danube bleu de Johann Strauss, autre compositeur viennois. III/ Mission Jupiter, dix-huit mois plus tard. Le début d’Ainsi parlait de Zarathoustra de Richard Strauss est réintroduit, thème que l’on réentendra pour la troisième fois, à la toute fin avec l’apparition de l’enfant. [6]» David Bowman est-il à la fin un surhomme ? 2018 marque les 50 ans de mai 68. La partie suivante accentue ce constat. Il n’est plus ouvertement instinctif et dissimule son animalité derrière un masque de bienséance et de convenances. Le titre s’inscrit sur l’écran. N’oublions pas, c’est l’os qui a permis de construire tout cela, du moins la liaison entre la pensée et le meurtre. Et tout ça pour un enfant, un espoir dont on se demande bien sur quoi il pourrait déboucher. Kubrick s’est attaché le plus possible, au niveau de la lumière, à effacer les ombres de ses personnages pour traduire cette idée. Même A BOUT DE SOUFFLE! Babelio vous suggère, 2001 : l'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick. Un réseau labyrinthique de renvois et de correspondances à l’image de la promenade de l’enfant dans le jardin de The Shining. Cet os jeté en l’air et qui « devient » un vaisseau spatial en indique bien toute l’ambivalence : cette élévation humaine par la Culture est en même temps un signe de mort. En l'écoutant, Kubrick réalisa que l'introduction de ce poème symphonique serait plus adaptée que la symphonie de Mahler. Ils décident de remettre l’ancien élément et d’attendre son éventuelle panne. Brutal parce qu'il lie deux situations très différentes et surtout deux âges très éloignés. Il n’y a presque aucun générique. Pour Kubrick, visiblement, il n’en va pas ainsi. L'ensemble des éléments scénaristiques et des décors firent l'objet d'une attention toute particulière et plusieurs scientifiques et experts en matière d'exploration spatiale coopérèrent. Peu importe. Qui joue dans la film 2001 : L'Odyssée de l'espace ? LEGO Star Wars : c’est quoi le Jour de la Vie célébré dans le film Joyeuses Fêtes sur Disney+ ? »[30]. Renaître de tout son être, instinctif et spirituel, pour être homme justement, et non soit coupé de son être pulsionnel, soit de son être spirituel ?
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