On l'aura compris au déséquilibre entre les deux points de vue qui précèdent : je suis sorti passablement excédé de la salle avec l'impression d'y avoir perdu mon temps et de m'être laissé enfumer par un escroc. En quelques plans, nous sommes conviés à goûter la vie à la montagne du fermier Franz Jägerstätter (August Diehl), de sa femme Fani (Valerie Pachner) et, bientôt, de leurs trois filles, ainsi que de quelques autres personnages, dont la belle-sœur de Franz qui est venue vivre avec eux. Ceux qui affirment à Franz que son sacrifice ne sert à rien, qu’il ne modifiera en rien le cours de l’histoire, qu’il ne sera connu de personne, qu’il n’aura d’autre effet que de faire du mal à ses proches, ceux-là ne savent rien de la grandeur de l’amour. Je ne comprends plus rien à Mallick. Il n’y a pratiquement aucun dialogue. Puis je dire que je n'ai pas aimé ? En revanche, sortant tout juste de la biographie de Franz Jägerstätter, j'ai été halluciné de voir à quel point Terrence Malick a carrément occulté la dimension chrétienne de son protagoniste, pour ainsi dire jusqu'à la trahison, puisque Franz J. passait tout son temps plongé dans l'Evangile, était sacristain de son église, faisait partie avec sa femme du Tiers-Ordre franciscain, et que tout la construction de sa conscience a été guidée et déterminée par le message du Christ qui est au centre de toutes ses lettres (carrément toutes amputées par le réalisateur !). Alors après – c’est toujours le même problème – si c’est votre premier Malick, que les rythmes dilués ne vous dérangent pas et que vous n’êtes pas trop sourcilleux face à de hautes doses de moraline, peut-être que ce « Une vie cachée » peut vous toucher. Ex. Terrence Malick a décidément un œil d’une sensibilité rare, et sa photographie nous plonge dans un état de grâce, un vrai phénomène en soi qui se renouvelle tout au long de son film... au point que quand les lumières se sont rallumées à l'issue des trois heures de projection, il m'a fallu un long moment pour retrouver mes esprits tant l'émotion ressentie était forte. Ce film est une méditation. 20 abonnés Dans la seconde partie, on voit Franz appelé à rejoindre l’armée allemande et refuser de prêter serment à Hitler. CGU | On repérera quelques doutes parfois mais qui n’empêcheront pas l’écrasement de toute résistance. En Allemagne, du côté de Munich, il y eut Sophie Scholl, son frère Hans et leurs autres compagnons de la Rose Blanche. Ça doit venir de moi... La mise en scène et l'image sont magistrales et aussi soignées que dans la ligne rouge. 5 étoiles sans hésiter! Lire ses 235 critiques, Suivre son activité 26 abonnés Je recommande à toute personne ayant une certaine sensibilité et pouvant être intéressée par les tourments intérieurs liés à un cas de conscience. Si bien que lorsque ce Mal se répand dans le gentil village de St. Radegund, les vieux sages sont surpris, hagards, déboussolés. De mon point de vue (mais il y a évidemment d'autres manières d'appréhender le film), le cinéaste veut montrer que l'éblouissement de la nature ne doit pas être confronté au mal (en l'occurence le nazisme): en d'autres termes il ne faut pas poser une question telle que: qui donc a créé de telles merveilles, et en même temps un homme capable des pires noirceurs ? 2 abonnés 8 abonnés On retrouve donc, dans Une Vie cachée, le goût du cinéaste pour les voix off, sa propension à filmer la nature, ainsi que de nombreux gros plans sur les acteurs qui semblent presque filmés avec une focale trop courte (mais c’est, évidemment, un effet voulu), etc. Allez voir "Une vie cachée" : vous adorerez… ou pas. Dommage'. Mais il fallait que Terrence Malick ait le temps de déployer tout son art pour en faire une symphonie (trois heures de film). Franz et Fani trouvent le chemin d’un amour infini, affranchi du temps et de l’espace. Il suscitera la fascination ou la répulsion. L'histoire est intéressante certe mais loooongue loooongue on en peut plus on a envie que ça se termine ! Malgré les épreuves, le mépris des villageois, la séparation du couple, la dureté des travaux de ferme en l’absence de Franz, malgré l’issue fatale qui se profile, l’amour ne faiblit pas. Personne ne peut se targuer ni d’être neutre ni d’être indifférent. Le sujet se passe pendant la seconde guerre mondiale ou un paysan marié Autrichien, dont le pays est allié avec les Allemands à cette période là, refuse de servir Hitler et cela va poser de gros problèmes car refuser de tuer pour les Nazis des innocents est condamnable d'ètre emprisonner ce qui arrivera au personnage principal. Lire ses 25 critiques, de Vous l’aurez donc bien compris : avec cette « Une vie cachée » j’ai passé le temps où je cherchais des excuses à l’ami Malick. La trame de l'histoire est belle mais je n'adhère pas vraiment ... gros baillements sur la fin! Les bourreaux de Jägerstätter avaient tout prévu, sauf cela. Une divine quête spirituelle bien accompagné par une lyrique bande sonore émouvante. C’est bien l’itinéraire d’un martyr que filme Malick, il n’y a pas de doute, mais sans ostentation, sans prêchi-prêcha, comme certains se plaisent à le reprocher au cinéaste, à la sortie de chacun de ses films, de manière totalement fallacieuse. Gérard Depardieu, Catherine Frot, Jean-Pierre Darroussin, De On sortira durablement bouleversé de la salle, traumatisé par la dernière demie heure d'un film qui, comme peu d'autres, nous aura fait ressentir la peur de la mort et le courage inhumain qu'il faut pour l'affronter. Accueil; Culture; Cannes 2019 : « Une vie cachée », la symphonie spirituelle de Terrence Malick. Retrouvez les 212 critiques et avis pour le film Une vie cachée, réalisé par Terrence Malick avec August Diehl, Valerie Pachner, Maria Simon. Je pense que la base de fans la plus profonde de Malick l'aimera mais objectivement je ne vois pas la grandeur de ce film. Une fois de plus, mon réalisateur fétiche ne m'a pas déçu. Dans TOUS ses films ! 1 abonné Lire ses 4 091 critiques, Suivre son activité Au sein de ce foyer au début des années 40, tout est ici affaire de délicatesse, de tendresse et d’amour alors que vient s’immiscer dans crier gare, les affres de la guerre et l’idéologie nazi ! Non. Bravo. Après sa série de films plus ou moins expérimentaux conçus à la manière de poèmes, de méditations, voire de prières, films sublimes mais qui pouvaient déconcerter certains spectateurs, le réalisateur de The Tree of Life renoue avec une narration beaucoup plus classique, mais sans se délester pour autant de son style, reconnaissable entre tous. On ne pourra pas le savoir, l'Histoire est écrite par les vainqueurs, c'est bien connu. Lire ses 701 critiques, Suivre son activité Mais, au nom de sa foi comme de son humanité, il lui est impossible de se résoudre à un tel engagement. Avec Dans la première partie du film, le réalisateur nous montre la vie de ce paysan, avec sa femme et ses filles, dans leur ferme des alpes autrichiennes, au village de Radegund. J'avais adoré Mission Séduction qui est devenu un coup de coeur et j'ai beaucoup apprécié Dans la tête d'une garce. Le film s’inspire donc de la vie d’un petit objecteur de conscience, Franz Jägerstätter, qui refusa de servir dans l’armée allemande, jusqu’à en mourir en abandonnant tout, dont femme et enfants, malgré son amour pour eux.
2020 une vie cachée critique le monde