publié le: 31 août 2015

Votre enfant refuse le biberon : comment faire ?

Si pour la grande majorité des bébés, l’alimentation se passe bien, il peut survenir dans le développement du nourrisson des passages difficiles, au cours desquels l’enfant repousse le biberon. Qu’il s’agisse d’une transition délicate de l’allaitement au biberon ou d’un refus soudain, ce passage difficile, très souvent provisoire, est mal vécu par les parents qui se sentent parfois bien démunis. C’est pourtant une situation fréquente, puisque les troubles de l’alimentation chez le nourrisson concernent environ ¼ des consultations pédiatriques.

Voici nos conseils pour vous aider à mieux comprendre et mieux vivre ces moments difficiles.

Les causes les plus courantes du refus du biberon

La plupart du temps, le refus du biberon est du à des difficultés passagères comme l’adaptation aux tétines en plastique après un allaitement ou encore à une poussée dentaire qui rend douloureuse la succion.

Il peut s’agir également d’un trouble réel dont l’origine est organique ou fonctionnelle, c’est le cas de pathologies digestives comme le reflux gastrique ou d’infection de la sphère O.R.L..

Il est également possible que cette baisse d’appétit ou ce refus de s’alimenter apparaisse suite à un changement important dans la vie de votre bébé. Ce peut-être le cas, si vous avez repris le travail récemment et que votre tout-petit a été accueilli chez une assistante maternelle. D’autres évènements plus importants peuvent être mis en cause. Ainsi, des évènements graves qui touchent particulièrement le reste de la famille, seront ressentis par votre enfant qui peut manifester son mal-être en refusant son biberon.

Même si le moment est difficile, insister pour donner un biberon ne ferait qu’aggraver la situation et stresser davantage votre bébé.

Quand consulter ?

Dans certains cas, le refus du biberon est systématique et persiste plusieurs jours. Certains signes doivent vous conduire à consulter un médecin :

  • une perte de poids,
  • une diminution des apports, qu’elle soit progressive ou brutale,
  • des vomissements ou nausées dès la présentation du biberon,
  • une succion ou une déglutition inefficace ou difficile,
  • un allongement significatif de la durée des repas,
  • des pleurs au moment de la prise du biberon.

Le médecin va rechercher un trouble de l’oralité alimentaire qu’il vaut mieux traiter le plus tôt possible pour pouvoir y remédier efficacement.

Les troubles de l’oralité alimentaire

Les troubles de l’oralité alimentaire peuvent avoir différentes origines et conduire vers de réelles difficultés pour s’alimenter.

On discerne trois types d’origines différentes :

  • Les causes organiques et/ou fonctionnelles : l’enfant est perturbé par une maladie (O.R.L., pulmonaires, digestives, cardiaques…), une anomalie ou un syndrome génétique.
  • Les causes psychogènes : l’enfant peut développer une forme d’anorexie en réponse à une situation affective difficile.
  • Les causes sensorielles : elles touchent principalement les nourrissons prématurés. Les soins intrusifs subis par l’enfant engendrent une hyper-sensitivité corporelle et sensorielle, notamment ceux qui ont été nourris par une sonde.

Instaurer un climat serein

Si ces complications surviennent au moment du sevrage, il est tout à fait logique que bébé soit désorienté. Il va falloir qu’il s’adapte à ce nouveau goût de lait et surtout à cette nouvelle tétine qui ne sera jamais aussi douce que le sein de sa maman.

Dans tous les cas, durant ces crises alimentaires, il faut impérativement être détendu, avant de donner un biberon. Pourquoi pas, en écoutant un peu de musique douce par exemple ?

L’idéal est de ne pas attendre que votre bébé soit agacé par la faim. Il est nécessaire de créer une ambiance saine, dans une pièce calme, sans odeur particulière et sans parasite sonore qui pourrait détourner l’attention du bébé et de la personne qui donne le biberon.

Enfin, une connexion est nécessaire entre l’enfant et celui qui propose le biberon, en lui parlant, en lui souriant, en lui touchant le visage et en ne le quittant pas du regard.

 

Alice du Laboratoire PediAct

 

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.

Sources :