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L’éducation positive : faisons le point.

Ce qui devait arriver arriva. Après toutes ces sessions à la piscine et les nombreux allers-retours dans le pédiluve, votre petit a attrapé une verrue. Depuis quelques semaines, impossible d’en venir à bout malgré vos nombreuses tentatives. Faut-il intervenir ? Comment s’en débarrasser ? On vous explique.

L’éducation positive est un thème bien vaste qui nécessite quelques éclaircissements. Qu’entend-on exactement par "éducation positive" ? Comment définir cette notion ? Serait-elle une méthode éducative pour guider son enfant vers l’autonomie et la sagesse ? Mais, y a-t-il réellement un mode d’emploi pour être un "bon parent" ? Autant de questions qui méritent quelques précisions. Essayons d’y voir plus clair.

Comment définir l’éducation positive ?

En théorie, l’éducation positive est une méthode dite du "renforcement positif", c’est-à-dire qu’elle met l’accent sur les points forts de l’enfant pour les développer. En le stimulant de manière bienveillante, l’enfant accroît son estime de lui-même et se positionne plus facilement comme un "grand", avec le désir de le rester.

Cette méthode éducative repose avant tout sur le respect de l’enfant, dès sa naissance. Parce qu’il est fragile et sans expérience, il ne peut, même si son comportement est parfois difficile, être plus mauvais que la plupart des adultes. Le respect de lui-même, quelles que soient les circonstances, est donc la meilleure façon d’obtenir de lui qu’il respecte ses parents, mais aussi sa fratrie et par la suite ses éducateurs.

Une éducation positive propose aux parents d’adopter une attitude ni permissive, ni punitive, mais qui va permettre à l’enfant de développer l’autodiscipline, le sens des responsabilités et le respect mutuel. L’autorité s’exerce sans soumission en alliant bienveillance et fermeté.

En pratique, ça se passe comment ?

Alors que, le 4 mars dernier, le Conseil de l’Europe a montré la France du doigt comme étant l’un des rares pays européens à ne pas interdire la fessée et autres châtiments corporels, cela signifierait-il que nous ne sommes pas en mesure d’appliquer une éducation positive ?

La méthode dite d’éducation positive évoque avant toute chose la fermeté et la bienveillance, sans que celle-ci ne se traduise par une forme de violence, quelle qu’elle soit. Elle prône la non-violence et s’inscrit dans un courant psychologique humaniste et positif basé sur l’écoute des émotions et la gestion des conflits. Et, cela, sans gagnant ni perdant.

Les parents renoncent à l’autoritarisme et puisent dans différentes méthodes de communication pour éduquer leur enfant dans un cadre stimulant et ferme à la fois.

Il s’agit donc d’éduquer son enfant à travers 3 notions essentielles :

  • L’estime de soi ;
  • Le respect envers les autres ;
  • L’invitation à lui faire découvrir ses capacités, afin de développer son autonomie.

Cette approche n’est pas permissive pour autant : les mesures disciplinaires nécessaires à l’éducation de l’enfant sont présentes, sans cris, et régies par des règles cohérentes. Bien entendu, elles dépendent de son âge et de l’étape de développement de sa personnalité. Le but étant de fixer des limites, avec la contribution de l’enfant pour qu’il apprenne à grandir.

Comment réussir une éducation positive ?

Éduquer un enfant repose souvent sur deux approches qui s’entremêlent : la fermeté et la bienveillance. Lorsqu’il fait une bêtise ou un caprice, on le punit, et donc, on bascule vers la fermeté, puis l’on s’en veut, on lui fait un câlin et l’on se tourne vers la bienveillance.

Or, il n’y a pas lieu d’osciller entre ces attitudes dans l’éducation positive. Face à un enfant difficile ou colérique, on entre en contact avec lui avant de le réprimander grâce à une écoute attentive pour comprendre ce qu’il ressent. Cela permet aussi parfois de prendre soi-même le temps de gérer ses émotions.

Cette discipline éducative permet d’utiliser une bêtise comme support d’apprentissage. Imaginons un enfant qui renverse son verre sur la table. Notre première réaction, certes légitime, est de le gronder. Mais qu’apprend le tout-petit dans ce cas ? L’aidons-nous vraiment à grandir en réagissant ainsi ? Par contre, en lui demandant calmement ce qu’il faut utiliser pour nettoyer la table, puis en le priant de le faire, nous lui apportons une solution pour réparer son erreur et l’aidons à devenir plus autonome et responsable.

Chez les très jeunes enfants, le besoin de s’affirmer est très fort. Ils souhaitent imposer leur volonté, tout maitriser seuls et le fameux "non !" revient très souvent. Lors de ces moments d’opposition, les impliquer sans les contraindre permet de désamorcer un éventuel conflit. Il suffit de lui dire, par exemple : "Je ne t’oblige pas à faire cela, mais cependant j’ai vraiment besoin de ton aide pour y arriver". Il se sent alors dans une position où il n’a plus besoin de résister.

Pour se faire obéir, il est également important de comprendre ce qui motive l’enfant à agir de la sorte. Derrière une colère ou une bêtise se cache une intention qui n’est pas forcement celle de vous contrarier. Quelques moments en tête à tête peuvent permettre de capter son attention et de résoudre bien des problèmes.

Communiquer et encourager son enfant, savoir lui dire "non" dans la tendresse, tout en restant cohérent, ferme et bienveillant, sont les bases d’une éducation positive réussie.

 

Alice du Laboratoire PediAct

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.

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