publié le: 12 décembre 2014

La scoliose est une déformation de la colonne vertébrale, qui se manifeste le plus souvent pendant l’enfance ou l’adolescence. Liée à une rotation des vertèbres, cette maladie peut entraîner une gibbosité (déformation du haut du dos). Selon l’Académie de médecine, la scoliose touche entre 2% et 4% des enfants, de manière plus ou moins sévère. Dans une vidéo diffusée sur Internet, elle préconise un dépistage précoce afin de mieux soigner la maladie.

Comment dépister une scoliose chez l’enfant ?

La scoliose ne présente pas toujours de symptômes : le plus souvent, l’enfant ne se plaint pas de douleurs. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de faire un dépistage précoce durant l’enfance afin de détecter la maladie et diagnostiquer précisément s’il s’agit ou non d’une scoliose. Il est recommandé de procéder à un dépistage chez le médecin en moyenne une fois par an.

Les parents peuvent de leur côté procéder à une première vérification, et ce dès le plus jeune âge. Pour cela, l’enfant doit être penché vers l’avant, la tête entre les genoux, les jambes tendues et les pieds serrés. En se plaçant derrière lui, on peut ainsi observer son dos et déterminer s’il y a une asymétrie ou une déformation du dos en forme de bosse (gibbosité).

Le médecin, qui procède lui aussi à ces vérifications, examinera si des signes de scolioses sont présents. En cas de déformation de la colonne vertébrale, il procédera alors à un examen complet permettant de confirmer son diagnostic. En effet, des radiographies de la colonne permettent de suivre l’évolution de la scoliose plus précisément. Des radiographies de la main, du poignet, du coude et du bassin peuvent également être effectuées afin d’évaluer l’âge osseux chez l’adolescent.

Par ailleurs, la scoliose est dans 70% des cas dite idiopathique (sans cause connue) et touche cinq fois plus de filles que de garçons. En partie héréditaire, cette pathologie n’est donc pas liée à un port de cartable trop lourd ni à une mauvaise posture, mais elle évolue au fur et à mesure de la croissance, particulièrement pendant la puberté. Il faut savoir également que le dépistage précoce permet de mieux soigner la maladie chez l’enfant. En effet, si la scoliose est détectée avant la fin de la croissance, quatre mois d’observation sont nécessaires avant de définir l’évolution et le risque d’aggravation de la scoliose chez l’enfant. De plus, si la courbure reste stable, aucun traitement n’est nécessaire.

Comment soigner la scoliose chez l’enfant ?

En cas de scoliose évolutive chez l’enfant, celui-ci peut être amené à porter un corset redresseur afin de ne pas aggraver la déformation de la colonne vertébrale en la stoppant ou en la corrigeant. Les corsets orthopédiques sont fabriqués à partir d’un moulage du corps de l’enfant et doivent être portés tout au long de la croissance afin de maintenir correctement la colonne vertébrale. Ce traitement le plus fréquent est également contraignant pour l’enfant ou l’adolescent qui, selon l’évolution de la scoliose et sa courbure, doit porter le corset quelques heures par jour, durant la nuit ou continuellement, parfois pendant plusieurs années.

Si les soins orthopédiques n’aboutissent pas, un traitement chirurgical peut être conseillé. Il s’agit alors de fixer des tiges en métal aux vertèbres afin de rectifier les déformations du rachis en soudant les vertèbres déformées entre elles. En général, les traitements chirurgicaux, qui nécessitent un bilan préopératoire et une hospitalisation, ne concernent que 0,1% des enfants.

Néanmoins, quel que soit le traitement (chirurgical ou orthopédique), des séances de kinésithérapie sont nécessaires et prescrites par le médecin en complément. Ces séances de rééducation permettent notamment de renforcer les muscles du dos, d’améliorer la tenue de la colonne vertébrale, et d’entretenir la mobilité du rachis et de la fonction respiratoire.

Enfin, le médecin peut également prescrire des médicaments antalgiques contre la douleur, en complément du traitement orthopédique ou chirurgical.

Alice du Laboratoire PediAct

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.