publié le: 19 novembre 2014

Découverte du métier de sage-femme, un acteur de premier plan dans la santé de l’enfant

pediact sage femme

On compte aujourd’hui en France, plus de 20 000 sages-femmes en activité. Si plus de la moitié travaillent en milieu hospitalier ou en clinique, certaines exercent (environ 15 %) en cabinet privé. Le nombre de sages-femmes ne cesse de croître (plus de 2800 entre 2010 et 2014 d’après l’Ordre national des sages-femmes) et si cette profession est essentiellement pratiquée par des femmes, 1 % d’hommes, les maïeuticiens, l’exercent également.

On relie facilement le métier de sage-femme à l’univers de la grossesse et de l’accouchement, mais sait-on vraiment quels sont les domaines de compétences des sages-femmes ? Quel est leur rôle précis ? Comment devient-on sage-femme ? Essayons d’y voir un peu plus clair…

Les domaines de compétences d’une sage-femme

Traditionnellement, la sage-femme est une personne, femme ou homme, qui aide à l’accouchement. Véritable professionnelle médicale, l’Organisation Mondiale de la Santé, l’OMS, définit la sage-femme comme : « une personne qui a suivi un programme de formation reconnu, a réussi avec succès les études afférentes et a acquis les qualifications nécessaires pour être reconnue ou licenciée en tant que sage-femme ».

Les domaines de compétences d’une sage-femme sont vastes puisqu’elle doit assurer conseils et soins à la femme enceinte tout au long de sa grossesse, pratiquer les accouchements en toute autonomie ou avec l’aide d’un gynécologue-obstétricien, s’occuper du nouveau-né, vérifier son bon état de santé et enfin surveiller et veiller au bon rétablissement de la mère tout en lui prodiguant une nouvelle fois conseils et soins.

Concrètement, quel est son rôle exact auprès de la mère et de l’enfant ?

La sage-femme est présente dans toutes les étapes qui entourent la naissance d’un enfant :

  • Avant la grossesse

La sage-femme (ou le maïeuticien) peut, lors d’une consultation, pratiquer un examen gynécologique et prescrire un test de grossesse à faire en laboratoire afin de vérifier si sa patiente est enceinte ou non.

Elle assure aussi une écoute attentive en répondant à toutes les questions que les futurs parents peuvent se poser (possibilité de grossesse à risque dans le cas d’une pathologie connue de la femme ou d’une grossesse antérieure compliquée, etc.). 

  • Pendant la grossesse

La sage-femme va assurer le suivi médical de la future mère tout au long de la grossesse dans le cadre de consultations : examens prénatals obligatoires (prises de sang et d’urines, échographies), mesure de la hauteur utérine ou encore prescription de médicaments.

Lors de ces rendez-vous, la sage-femme répond aux éventuelles questions que peuvent se poser les futurs parents, elle les guide, les conseille et les rassure.

Elle anime également des séances individuelles de préparation à l’accouchement, en couple ou en groupe.

  • Pendant l’accouchement

Professionnelle de la santé, la sage-femme assure les accouchements. Elle pose le diagnostic du début de travail et en suit l’évolution pas à pas jusqu’à la naissance.

Dans 70 % des cas, elle pratique l’accouchement seule, mais elle peut être amenée à faire appel au gynécologue-obstétricien ou au chirurgien en cas de complication (par exemple, pour une césarienne). Après la naissance, elle examine et donne les premiers soins au nouveau-né.

  • Après l’accouchement

À la maternité, elle veille sur la mère et son nourrisson : elle prodigue des soins et s’assure de leur bonne santé. Elle reste une interlocutrice privilégiée et apporte conseils et informations sur l’allaitement, les soins à apporter à l’enfant, les suites de couches ou encore la rééducation postnatale.

Après la maternité, la sage femme accompagne la mère en assurant un suivi postnatal. Elle est également habilitée à lui proposer un suivi gynécologique de prévention et à lui prescrire une contraception (sauf pour des patientes à risques). 

Quelles sont les qualités nécessaires pour être sage-femme ?

La sage-femme, qu’elle exerce à l’hôpital, en clinique ou en cabinet privé doit avant tout faire preuve d’un grand sens relationnel. Elle est la personne de référence qui assure le suivi physique et psychologique de la future mère et qui entoure le couple. Il est donc essentiel qu’elle établisse des liens de confiance avec sa patiente et sa famille en étant pédagogue, diplomate et rassurante.

Sa disponibilité et son endurance seront aussi des atouts indispensables. Les horaires variables et parfois contraignants peuvent amener une grande fatigue physique et morale.

La sage femme doit aussi être dotée d’une forte stabilité émotionnelle, car elle peut être confrontée à des situations difficiles et stressantes (grossesse à risque, complications à la naissance), sans oublier qu’elle porte de lourdes responsabilités et doit toujours agir dans l’intérêt de la santé des patientes et nouveau-nés.

Comment devenir sage-femme ?

Pour devenir sage-femme ou maïeuticien, il faut tout d’abord obtenir la PACES (la première année commune aux études de santé), accessible après l’obtention du baccalauréat.

Quatre années d’études sont ensuite nécessaires dans une école de sages-femmes agréée afin d’obtenir le Diplôme d’État de sage-femme.

 

Alice du Laboratoire PediAct

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé. 

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