publié le: 24 avril 2015

Les écrans font partie de notre quotidien, du smartphone à la télé, en passant par les tablettes et consoles de jeux. Les parents sont parfois perdus, ne sachant comment trouver le bon équilibre entre découverte des mondes numériques et préservation du développement de leurs enfants. Le pédiatre est un excellent interlocuteur pour trouver la réponse à ces questions.

Protéger la petite enfance

Les médecins s’accordent à le dire : avant 3 ans, l’accès aux écrans n’est absolument pas indispensable et doit être limité au maximum. En effet, le tout-petit est en plein développement psychomoteur. Il a principalement besoin d’expérimenter le monde à travers ses 5 sens. Or, les écrans peuvent avoir sur lui un effet hypnotique.

Entre 3 et 6 ans, l’enfant rentre à la maternelle. Il commence à s’intéresser au monde de manière plus large et à se sociabiliser. L’accès à la télévision et à l’ordinateur peut commencer, en respectant quelques règles simples :

  • Choisir ensemble un programme adapté à son âge.
  • Limiter le temps passé devant l’écran.
  • Rester avec lui et discuter de ce que vous voyez, de ce qu’il ressent.

En mettant en place ce cadre, vous pourrez profiter de bons moments avec votre enfant, sans culpabilité.

Entre 6 et 12 ans, accompagner l’enfant vers l’autonomie

L’entrée au CP marque une nouvelle étape dans le développement de vos enfants. L’ouverture sur les autres s’amplifie ainsi que les apprentissages. Il est important pour eux que les écrans fassent partie de leur vie, dans le respect des règles mises en place. Par exemple, évitez au maximum leur présence dans la chambre de l’enfant et préférez une utilisation dans le salon, sous la surveillance d’un adulte.

Votre médecin pourra vous guider pour trouver le bon fonctionnement avec votre enfant, selon sa personnalité, notamment en ce qui concerne le temps qu’il y consacre.

Sachez également que les écrans peuvent être utilisés de manière créative. Une recherche sur internet pour un exposé, apprendre à faire de petites vidéos, découvrir des pays lointains grâce à un documentaire… Le champ des possibles est très large ! Sans oublier le plaisir de jouer en famille ou avec un copain invité à la maison, par exemple. Enfin, parlez ensemble de ce qu’il voit et apprend grâce aux écrans, cela permet de maintenir le dialogue.

Après 12 ans, une surveillance discrète et bienveillante

Une fois votre enfant rentré au collège, celui-ci voudra prendre rapidement son indépendance ! Il sera influencé par ses camarades. L’important, à cet âge-là est de lui transmettre un cadre certes souple mais clair. Et surtout qu’il comprenne pourquoi vous le mettez en place.

N’hésitez pas à discuter ensemble des côtés négatifs des écrans (addiction, mauvaises rencontres) mais sans omettre les côtés positifs (lien social, ouverture sur le monde, apprentissages…).

Parfois, à cet âge-là, un tiers peut permettre de faire passer un message qui ne serait pas forcément accepté s’il vient d’un parent. Vous pouvez alors en parler à votre médecin de famille qui saura vous conseiller. Les règles ne doivent pas être oubliées pour autant : par exemple, décider ensemble d’éteindre tous les écrans pendant les repas afin de remettre l’échange et le partage au cœur de la vie familiale. Et, bien entendu, cela s’applique autant aux enfants… qu’aux parents !

Les écrans ne doivent être ni diabolisés ni devenir des outils de désocialisation des enfants. En mettant en place des règles simples, vous permettrez une utilisation intelligente et ludique. Votre médecin reste un interlocuteur privilégié si vous vous interrogez à ce sujet.

Alice du Laboratoire PediAct

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.