publié le: 23 juillet 2015

Le baby-blues ou la dépression post-partum : qu’est-ce que c’est et comment s’en sortir ?

Redoutée par les futures mamans, la dépression post-partum (ou postnatale) peut toucher de nombreux jeunes parents, en général les femmes. Sa durée, son intensité et ses manifestations sont très variables selon les individus. Voici nos conseils pour prévenir et soigner cette réaction.

Baby-blues ou dépression post-partum ?

En fait, le baby-blues est une forme atténuée de la dépression post-partum. Également appelé syndrome du 3ème jour, il intervient généralement un à quatre jours après la naissance du bébé. Le baby blues se manifeste, chez la maman, par une très grande sensibilité aux émotions. Elle pleure facilement et peut se sentir triste, anxieuse ou irritable.
Ses causes sont liées aux modifications hormonales importantes qui suivent l’accouchement et qui peuvent affecter l’humeur, mais aussi à la fatigue de l’accouchement et du séjour à la maternité, aux angoisses liées à l’arrivée de l’enfant…
Le baby-blues est caractérisé par une durée relativement courte, parfois seulement quelques heures, jusqu’à une dizaine de jours.

Quand la dépression se fait plus grave

Lorsque le baby-blues commence à durer et que l’état de la jeune maman, ou du jeune papa, même si les cas sont plus rares, ne s’améliore pas, on peut soupçonner une dépression plus importante. Elle se manifeste par une tristesse qui s’installe. La jeune maman semble se désintéresser de son quotidien, de ses proches, voire d’elle-même et de son enfant. Elle peut perdre l’appétit, le sommeil, l’envie de sortir. Peu à peu, elle se renferme et se sent dépassée par sa nouvelle vie.
Cette réaction peut également se manifester quelques semaines à quelques mois après l’arrivée du bébé. Elle est due aux modifications physiologiques, mais également aux bouleversements dus à l’arrivée du tout-petit. Elle peut survenir même chez les mamans ayant déjà eu des enfants auparavant. De plus, certaines femmes culpabilisent de ne pas ressentir uniquement de la joie ou de l’amour, ce qui peut accentuer le baby blues.

Prévenir et soigner la dépression postnatale

Il est essentiel de réagir rapidement pour éviter que la dépression ne s’installe et ne devienne trop profonde. En effet, elle peut empêcher la création d’un lien solide entre le bébé et son parent, ce qui est dommageable.
Tout d’abord, l’important est de parler de ce qu’on l’on ressent, afin de ne pas garder son désarroi : le conjoint, la grand-mère, une amie, un médecin, une personne dans une association liée à la parentalité… Il ne faut pas hésiter non plus à demander de l’aide matérielle : ménage, cuisine, courses, s’occuper des frères et sœurs, garder le bébé quelques heures, etc. Les proches sont souvent ravis d’apporter leur aide et soulager les jeunes parents pour qu’ils puissent se reposer, prendre soin d’eux-mêmes et se retrouver à deux.
Si la souffrance s’installe, il est alors important de consulter un professionnel de santé qui saura écouter et aider le ou la patiente à retrouver le chemin de l’équilibre.

La dépression post-partum n’est pas une fatalité. Il est possible de s’en sortir grâce aux proches et, si besoin, à un suivi médical et psychologique.

Alice du Laboratoire PediAct

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.