Vous êtes une jeune maman et vous ne souhaitez plus allaiter votre bébé ? Que ce soit pour la reprise du travail ou pour d’autres raisons, sachez qu’un sevrage réussi se fait progressivement, en respectant un certain nombre d’étapes.

Quand sevrer votre bébé ?

Même si l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) préconise de nourrir les bébés exclusivement au sein pendant au minimum six mois, il est rare que les mamans continuent les tétées au-delà des trois premiers mois. Que ce soit par découragement, pour impliquer le papa ou par nécessité de reprendre le travail, les raisons ne manquent pas pour mettre fin à l’allaitement maternel.

Tout dépendra de votre ressenti, c’est vous qui saurez quel est le moment propice pour commencer le sevrage. Sachez qu’il faudra vous y prendre un mois à l’avance pour mener à bien cette entreprise. Vous commencerez par supprimer une tétée la première semaine, puis vous enlèverez une deuxième tétée la semaine suivante, et ainsi de suite jusqu’au sevrage total.

Bien sûr, tout n’est pas toujours aussi simple et certains facteurs peuvent mettre à mal le sevrage. Il faut, par exemple, éviter absolument de tirer votre lait pour continuer à nourrir bébé ainsi via des biberons. L’effet en serait en effet désastreux puisque cela continuerait à stimuler vos seins. Si votre production de lait est trop importante, espacez peu à peu les tétées et la quantité de lait diminuera d’elle-même.

Comment introduire les biberons ?

Un sevrage réussi passe par une introduction progressive des biberons, vous l’avez compris. Mais il faut aussi prendre soin de choisir le bon biberon, celui qui sera adapté à l’âge de votre bébé et dont la tétine, idéalement, reprendra la forme de votre sein. Veillez également à ce que la tétine soit à faible débit, car votre bébé n’est pas habitué à ce que le lait arrive trop rapidement dans sa bouche. D’ailleurs, certains biberons sont conçus spécialement pour faire couler le lait sans effort, grâce à un système de ventilation intégré et s’avèrent être un parfait relais de l’allaitement maternel.

Le lait devra également être légèrement tiède, pour avoir une température identique à votre lait et faciliter l’acceptation par votre bébé. Par ailleurs, n’hésitez pas à parler à votre nourrisson, pour lui expliquer ce qui se passe et éviter un phénomène de rejet, provoqué par la peur ou par l’angoisse. Votre enfant sera rassuré s’il perçoit les moments liés au biberon comme des instants de câlin et de partage. Aussi, l’utilisation d’un coussin d’allaitement pour le caler parfaitement pourrait être une bonne solution.

Comment vaincre les obstacles au sevrage

Le passage du sein maternel au biberon n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Il peut être parsemé d’embûches. Le plus souvent, le nourrisson pleure beaucoup en début de sevrage, parce que la tétée lui manque, ou bien le contact avec votre peau. Pour l’aider à aller de l’avant, vous pouvez lui proposer une tétine et multiplier les câlins, ou adopter le portage si ce n’est pas encore fait.

Et si c’était la tétine qui posait problème parce qu’elle empêche votre enfant de téter correctement ? N’hésitez pas à changer de tétine, l’amélioration peut être spectaculaire.

Il se peut également que votre bébé refuse obstinément le biberon que vous lui présentez et veuille absolument téter votre sein. Si vous voulez réussir le sevrage, il ne faut pas céder, même si ces moments sont difficiles à surmonter, quitte à confier dans un premier temps les repas au papa pour que cela se passe mieux.

 

Le sevrage est une étape importante dans la vie de votre bébé et dans votre relation avec lui. En respectant ces différentes étapes, vous réussirez la transition allaitement/biberon en douceur.

 

AVIS IMPORTANT : Le lait maternel est l’aliment idéal de chaque nourrisson. En cas d’utilisation d’une formule infantile, ou quand la mère ne peut ou ne souhaite pas allaiter, il importe de respecter scrupuleusement les indications de préparation et d’utilisation et de suivre l’avis du corps médical.

Alice du Laboratoire PediAct

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.