publié le: 4 mars 2015

L’enfant hyperactif : de quel suivi médical doit-il bénéficier ?

L’hyperactivité est une maladie neurologique qui, selon l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, l’INSERM, concerne 200 000 enfants en âge scolaire en France. Le TDAH, Trouble Déficit de l’Attention/Hyperactivité, apparait généralement avant l’âge de 5 ans mais, dans la plupart des cas, le diagnostic n’est posé que vers 6 ans, lorsque l’enfant fait son entrée à l’école primaire. Un suivi médical peut s’avérer nécessaire, afin d’éviter un retentissement nuisible à la scolarité et améliorer l’adaptation sociale et familiale de l’enfant.

Comment reconnaitre l’hyperactivité de son enfant ?

Ce trouble du comportement provoque un état d’activité constant qui peut être difficile à vivre au quotidien, aussi bien pour l’enfant que pour son entourage. Les enfants atteints d’un Trouble Déficit de l’Attention/Hyperactivité présentent des symptômes caractérisés : l’agitation, l’impulsivité et l’inattention.

  • L’agitation est incessante, l’enfant ne tient pas en place. Les premiers signes peuvent apparaître dès son plus jeune âge : l’enfant a du mal à rester assis sur sa chaise haute, il supporte difficilement de rester sans bouger dans son siège auto ou encore, dès qu’il marche, il tente de grimper partout.
    En grandissant, il ressent ensuite le besoin de se dépenser en permanence : il court, saute, grimpe, trépigne, sans se soucier du danger et des éventuels risques encourus.

  • L’impulsivité l’amène à agir avant de réfléchir. Il s’impatiente facilement, s’impose dans les conversations et les jeux des autres. Il aime être le centre d’intérêt et a du mal à attendre son tour.

  • L’inattention est un signe qui est souvent décelé lorsque l’enfant fait son entrée à l’école. Il a du mal à se concentrer, à être attentif et à s’organiser dans ses activités. Il se plie parfois difficilement aux consignes imposées, à la maison, comme à l’école.

C’est entre 5 et 12 ans que l’hyperactivité motrice est la plus visible, et cette agitation constante conduit les parents à consulter leur médecin. Vers l’âge de 12 ans, cette hyperactivité motrice s’estompe pour laisser place à un déficit d’attention et une impulsivité plus marqués.

Quelles sont les causes les plus fréquentes de l’hyperactivité ?

Les causes les plus fréquentes de l’hyperactivité peuvent être nombreuses :

  • Neurologiques: un dysfonctionnement du métabolisme cérébral qui transmet difficilement les informations au cerveau.

  • Héréditaires: des facteurs génétiques qui prédisposent à un tempérament calme ou turbulent.

  • Psychosociales : l’environnement de l’enfant peut avoir une influence sur son comportement (fortes émotions, mode éducatif inapproprié, etc.). 

Quel suivi médical est envisageable en cas d’hyperactivité ?

La majorité des enfants hyperactifs, environ 60 à 70 % des cas, risquent de garder ce trouble à l’âge adulte, d’où l’importance d’une prise en charge précoce.

L’hyperactivité d’un enfant peut mettre à rude épreuve les nerfs des parents, mais aussi de l’entourage. Si la situation dure plus de 6 mois et que les symptômes de l’hyperactivité sont répétitifs tout au long de cette période, il est primordial de consulter un médecin. Ce dernier analysera les troubles du comportement de l’enfant en fonction de leur date d’apparition, leur rythme, mais aussi de leurs conséquences sur la vie scolaire, familiale et sociale de l’enfant.

S’il prescrit certains médicaments, un traitement ne représente qu’un aspect de la prise en charge de l’enfant. En effet, son suivi médical peut se faire selon plusieurs axes, en fonction de ses besoins :

  • Le psychologue, par le biais d’une thérapie, vise à travailler sur toutes les dimensions du trouble en modifiant le comportement de l’enfant. Cette thérapie cognitive et comportementale (TCC) lui apprend à mieux contrôler ses émotions, à se concentrer davantage et à réfléchir avant d’agir. Mais elle a aussi pour but de lui faire prendre conscience de ses capacités en l’aidant à avoir confiance en lui.

  • L’orthophoniste permet à l’enfant hyperactif d’acquérir une meilleure acquisition du langage écrit et oral, parfois en difficulté, en raison de son déficit de concentration et d’attention en classe. L’orthophoniste aide l’enfant à ne pas se sentir en position d’échec et lui redonne également confiance en lui.

  • L’ergothérapeute aide l’enfant, à travers divers jeux et activités, à retrouver une autonomie au quotidien. Il améliore sa motricité globale, lui fait prendre conscience de son corps et instaure un cadre de vie qui va faciliter et favoriser son intégration à la maison et à l’école. Il peut aussi travailler en étroite collaboration avec les enseignants, afin de dispenser conseils et recommandations.

Les enfants hyperactifs sont très déstabilisants, car leur agitation continuelle perturbe, notamment dans la cadre scolaire, où l’équipe pédagogique n’est pas forcément habilitée à gérer les troubles occasionnés. L’enfant peut se trouver en échec scolaire, voir ses rapports avec ses camarades et sa famille se détériorer, car il ne sait pas se contrôler et finit par être épuisant.

Il est donc primordial de diagnostiquer rapidement l’hyperactivité, afin qu’elle soit prise en charge par des professionnels de la santé qui vont lui apporter un encadrement et un accompagnement vers la guérison.

Alice du Laboratoire PediAct

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.

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