Quelles sont les différentes phases de la croissance ? Quels sont les facteurs qui contribuent à la croissance de l’enfant et comment celui-ci grandit-il en fonction de son âge ? Explications.

La croissance, qui démarre dès la rencontre des gamètes et se termine à la fin de la puberté, fait intervenir des facteurs génétiques et héréditaires mais aussi environnementaux. Selon deux modèles mathématiques permettant de définir la vitesse de croissance (le modèle Infancy Childhood Puberty et le modèle JPPS), on distingue ainsi quatre phases différentes de croissance : la phase foetale, la croissance de la naissance à l’âge de 4 ans, l’enfance et la puberté.

La phase foetale

C’est pendant la grossesse que la croissance est la plus rapide puisque vers 4-5 mois environ, le foetus grandit à un rythme de 2,5 cm par semaine. Et l’environnement foetal y joue beaucoup. L’alimentation de la mère par exemple, via le placenta, permet au bébé de grandir et se développer. Cette croissance est également influée par l’exposition de la future maman aux substances toxiques, ou par la taille de l’utérus… L’influence génétique sur la croissance prénatale est en revanche plutôt limitée et les gènes n’expliquent que 20% à 40% la taille d’un bébé à la naissance. Il est donc difficile d’établir un lien entre la taille des parents et celle de l’enfant à la naissance.

A cette période, ce sont l’insuline et les facteurs de croissance IGF1 et IGF2 (les principaux facteurs hormonaux) qui contrôlent la croissance du bébé.

De la naissance à l’âge de 3-4 ans

Durant sa première année de vie, le nouveau-né connaît une vitesse de croissance assez rapide avec + 25 cm environ, qui diminue ensuite entre 1 et 2 ans, avec 12,5 cm de plus. Cela s’explique par les apports nutritionnels des premiers mois ainsi que les facteurs hormonaux (hormone de croissance, IGF1 et hormones thyroïdiennes) qui deviennent de plus en plus influents à partir de 6-7 mois. Par ailleurs, jusqu’à l’âge de 2-3 ans, à mesure que l’héritage génétique reprend de l’importance, on peut davantage faire le lien entre la taille de l’enfant et celle de ses parents.

La croissance durant l’enfance

Durant l’enfance, la vitesse de croissance se stabilise. Ainsi, un enfant gagne en moyenne 5 à 6 cm par an. De manière générale, cette vitesse de croissance dépend de l’hormone de croissance, de l’IGF1 et des hormones thyroïdiennes, dont l’action est modulée par l’environnement et notamment la nutrition de l’enfant.

La croissance à la puberté

Très rapide à la puberté, la vitesse de croissance connaît ensuite une décélération sur 4 à 5 ans, avec un pic pouvant atteindre jusqu’à 10 cm par an. En cause notamment : les stéroïdes sexuels qui stimulent l’activité de l’axe somatotrope. Mais la croissance est différente entre les garçons et les filles. En effet, la puberté démarre entre 12 et 13 ans chez les garçons tandis qu’elle commence plus tôt chez les jeunes filles, en moyenne entre 10 et 11 ans. Ainsi, le pic de croissance pubertaire est plus tardif, et de la même manière la fin de la croissance se terminera vers 16 ans chez les filles et 18 ans chez les garçons.

 

Source : table ronde du service de pédiatrie, centre hospitalier Haguenau et du centre de recherche Saint-Antoine, Inserm.

 

Alice du Laboratoire PediAct

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.