publié le: 2 octobre 2015

Nouveau-né : comment combattre la fatigue des nuits courtes ?

Certains nouveau-nés font leur nuit très rapidement. D’autres prennent du temps avant d’accorder à leurs parents des nuits complètes. Alors, comment lutter contre la fatigue des nuits trop souvent écourtées ?

Voici quelques conseils pour vous offrir un peu de répit.

À quel âge bébé fait-il ses nuits ?

C’est une question à laquelle on ne songe pas toujours lorsque l’on devient les heureux parents du plus beau bébé du monde ! Et pourtant, cette interrogation vient vite tarauder les esprits.

Un nouveau-né ne distinguant pas le jour de la nuit dort selon ses besoins par courtes périodes successives, de 1 à 4 heures environ. Son horloge biologique interne n’est pas encore ajustée pour réguler son sommeil. Il ne se réveille que pour satisfaire ses besoins primaires, notamment assouvir sa faim.

Ce n’est que vers 3-4 mois que ses horaires de sommeil commencent à se stabiliser. Il peut alors dormir 5 à 6 heures d’affilée sans réclamer le sein ou le biberon. Mais, en attendant cette accalmie, le manque de sommeil est parfois source de grande fatigue nerveuse et physique pour les parents.

Comprendre les raisons de la fatigue pour mieux l’appréhender

On ne le répète jamais assez aux futurs parents : « Reposez-vous avant la naissance, car les premières semaines de vie du tout-petit seront fatigantes ! ». L’euphorie, la fierté d’être parents font que les premiers jours, voire semaines suivant l’arrivée du nourrisson, on se sent en pleine forme. Pourtant, la fatigue s’accumule et le manque de repos peut entraîner un important contrecoup.

S’occuper d’un nouveau-né exige que tous les membres de la famille s’adaptent à un nouveau rythme de vie. D’autant plus qu’après neuf mois de grossesse et un accouchement, la maman est fragilisée. Cette période post-accouchement est synonyme de dérèglements hormonaux (certaines hormones chutent brutalement, alors que d’autres s’affolent) et l’utérus reprend progressivement sa taille et sa place d’avant la grossesse.

Sans oublier le fait que la mère a pu subir une césarienne ou une épisiotomie qui reste douloureuse. Son corps subit de nombreux bouleversements qui ne sont pas sans conséquence. La fatigue est déjà bien présente.

Le papa n’est pas épargné non plus. Il se retrouve face à de nouvelles responsabilités et la peur de mal faire avec son enfant ou d’être maladroit peut fortement le déstabiliser. Certains hommes ont parfois du mal à endosser le poids de cette paternité naissante, malgré toute la joie ressentie. Lui aussi traverse une période complexe.

Nouveau-né et fatigue des nuits courtes : apprendre à se préserver

Pour combattre la fatigue qui risque de perdurer à cause de courtes nuits, mieux vaut prendre rapidement quelques habitudes simples. Inutile de se mettre trop de pression dès le retour de la maternité, il s’agit juste de trouver une nouvelle vitesse de croisière. Au fil des jours, chacun des parents, à son rythme, sera ainsi plus serein et reposé.

Si la maman est souvent le parent le plus disponible pour s’occuper du nouveau-né à la maison, le papa a toute sa place dans cette nouvelle organisation familiale :

  • Dans la mesure du possible, dès que votre enfant dort, profitez-en pour faire de même, quel que soit le moment de la journée.
  • On vous propose de l’aide pour les tâches ménagères ? Acceptez-la. Si vous avez d’autres enfants et que cette demande émane d’eux, cela peut aussi être un excellent moyen pour les valoriser et les complimenter.
  • Si vous allaitez, demandez à votre conjoint de vous amener bébé dans votre lit la nuit. Cela permettra un allaitement bien au chaud, sans que vous ayez besoin de vous lever.
  • Si bébé est au biberon, essayez d’alterner « les tours de garde » nocturnes. Si ce n’est pas possible, notamment pour des raisons professionnelles, le papa pourrait peut-être prendre le relai pour le dernier repas du soir et le suivant ? Vous pourrez ainsi dormir quelques heures d’affilée.
  • N’hésitez pas à passer le relai à une personne de votre entourage, ne serait-ce qu’une heure ou deux. Prendre un peu de temps pour soi ne doit absolument pas faire culpabiliser. C’est même tout à fait légitime !

Pour aider votre nouveau-né à bien dormir, assurez-vous que la température de la pièce est confortable, idéalement entre 18° et 19 °C, et qu’il se repose dans un environnement calme.

Enfin, n’oubliez pas que chaque enfant est unique et apprend à faire ses nuits à son propre rythme, tout comme il apprendra un jour à marcher, parler et lire !

Alice du Laboratoire PediAct

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