Attention les moustiques : petits insectes bruyants et viscieux, ennemi n°1 de l’été sont de retour dans nos maisons pour nous piquer en soirée ou durant la nuit. S’ils sont essentiels à l’équilibre de notre écosystème, ils deviennent rapidement insupportables dans nos intérieurs. Surtout lorsque nous avons des enfants, particulièrement sensibles à leur piqûre. Ajoutons à cela que certaines espèces peuvent transporter avec eux des agents pathogènes et vous avez de nombreuses raisons de vouloir protéger vos plus petits de ces insectes volants.

De multiples solutions peuplent les rayons des pharmacies et supermarchés, voyons ensemble quels sont les moyens de protection disponibles contre ces nuisibles estivaux. Dans l’arsenal proposé par les industriels, le Haut conseil de santé publique (HCSP) écarte bracelets anti-insectes, raquettes électriques, appareils à ultrasons et homéopathie pour lutter efficacement contre les moustiques… Quelles alternatives étudier ?

Protéger bébé des moustiques avec une moustiquaire

Avant 30 mois, il est possible d’opter pour une solution naturelle, où aucun produit chimique neurotoxique n’entre en jeu de manière à éviter d’éventuelles intoxications : la moustiquaire. Qu’elle soit placée aux fenêtres ou carrément autour du lit, elle est inoffensive pour l’enfant. En parallèle, vous trouverez également des moustiquaires imprégnées. Il convient de veiller à ce qu’elle soit installée de telle sorte qu’elle ne puisse être saisie et portée à la bouche par l’enfant. Pour une protection à l’extérieur, vous pouvez aussi opter pour une moustiquaire à placer sur la poussette afin d’éviter que les moustiques ne viennent se poser sur la peau de bébé. Enfin, une autre astuce préventive consiste à faire porter à votre enfant des vêtements longs dès qu’il doit sortir. Préférez alors des habits légers, en coton ample pour éviter qu’il n’ait pas trop chaud.

Les répulsifs anti-moustiques pour bébé

En pharmacie, vous pouvez trouver des solutions anti-moustiques pour enfant de plus de 30 mois, votre pharmacien ou votre médecin saura très certainement vous conseiller sur le type de produit à employer. Moins concentrés en DEET (produit chimique couramment utilisé comme répulsif), ils s’adaptent mieux à la peau fragile de votre enfant que leurs équivalents pour adultes fortement dosés. Cependant, si vous choisissez cette solution, ne pulvérisez pas le produit directement sur la peau de l’enfant et préférez vaporiser le produit sur des vêtements, tissus ou sur une moustiquaire. Une moustiquaire imprégnée permet « d’aseptiser » un environnement sans émanations toxiques, que l’enfant soit présent ou non. Rappelez vous toujours que les insecticides doivent être manipulés avec précaution, nombreux sont ceux qui contiennent des produits chimiques pouvant agir sur le système nerveux des mammifères et donc agir de manière délétère sur la santé de tous. D’une manière générale, il est préférable de ne pas déposer de produit directement sur la peau d’un bébé (qu’il soit naturel ou non) pour éviter les réactions ou écarter le risque d’allergies.

Les huiles essentielles

Vous connaissez très certainement les vertus de la citronnelle et de la menthe poivrée pour lutter contre l’invasion de moustiques et pouvez donc opter pour cette méthode naturelle. Malheureusement, selon le Haut Conseil de la santé publique, les huiles essentielles ne sont pas conseillées pour lutter à elles seules contre les moustiques car leur efficacité est limitée dans le temps (Moins d’une demi-heure).  De plus, il faudra éviter de mettre les huiles essentielles directement sur la peau de votre enfant qui pourrait être exposé à des irritations ou des réactions allergiques… Des remèdes de grand-mère vous conseilleront d’en placer sur le bord des fenêtres pour décourager les insectes d’entrer dans la maison ou d’en mettre quelques gouttes sur un morceau de tissu près du lit ou de l’enfant en veillant encore à ce qu’il ne puisse pas le manipuler.

Attention au moustique tigre !

Le moustique tigre, de son petit nom latin « Aedes albopictus », est actuellement au cœur de l’actualité. Cet insecte est présent dans plusieurs départements français et est susceptible de transmettre la dengue ou le chikungunya. Les cas rapportés pour ces deux maladies en France sont rarissimes (4 cas en 2010) mais le risque théorique existe. Nous vous invitons ainsi à prendre des mesures de précaution afin d’éloigner ce type de moustique de vos habitations et ainsi éviter de courir un risque inutile !

Un moyen efficace de s’en prémunir est de supprimer toutes les eaux stagnantes dans votre environnement. Pots de fleurs, tonneaux, gouttières, jouets d’enfants, vérifiez bien que ces objets ne contiennent pas un peu d’eau susceptible d’attirer les moustiques. Le mieux est d’enlever les soucoupes sous vos plantes ou alors de les remplir de sable pour absorber l’eau qui voudrait y trouver refuge et éviter que les larves aquatiques des moustiques puissent s’y développer.

Si, malgré toutes ces précautions, votre enfant s’est fait piquer, appliquez immédiatement une crème apaisante, disponible en pharmacie. La piqûre n’est pas dangereuse, mais elle est gênante et démange énormément. Si votre enfant se gratte un peu trop, posez un pansement dessus pour éviter qu’il transforme le bouton en plaie qui risque de s’infecter et de laisser une cicatrice.

Alice de l’équipe PediAct

Cet article ne se substitue pas à l’avis d’un professionnel de santé. Devant des symptômes inhabituels, adressez vous un professionnel de santé qualifié.

Sources : Sources : Institut de veille sanitaire (InVS), BEH 22-23 2013.  HCSP.