publié le: 24 août 2015

Quand bébé refuse de faire la sieste : pourquoi et comment faire ?

Alors qu’il faisait ses siestes tranquillement durant la journée, votre enfant refuse désormais de dormir. Au moment de le coucher, il se met à hurler, il pleure et n’attend qu’une chose : que vous le preniez dans les bras pour rester avec vous dans le salon… Mais pourquoi refuse-t-il soudainement de faire la sieste ? Que faire pour l’aider à trouver le sommeil ? Voici quelques conseils et explications.

 

Pourquoi mon enfant refuse de faire la sieste ?

Votre enfant grandit et par conséquent, son rythme évolue aussi. Son besoin de dormir diminue au fil des mois, notamment après 3 mois puis au-delà de 12 mois. Il n’a donc plus l’envie de dormir autant qu’avant, et vous le fait comprendre, à sa manière. S’il ne ressent pas de fatigue, et qu’il est en pleine forme l’après-midi, inutile de lui imposer plusieurs siestes : en supprimer une dans la journée ou après le repas peut suffire.

Votre bébé peut aussi être perturbé. La chaleur de l’été, notamment en période de canicule, ou les vacances sont autant d’éléments qui bouleversent le quotidien de l’enfant et son rythme de sommeil. En effet, les fortes températures l’empêchent de dormir correctement, et il est courant que les enfants trouvent plus difficilement le sommeil lorsqu’ils transpirent. Il est important de les habiller légèrement et de leur proposer régulièrement à boire. Par ailleurs, pendant les vacances, l’enfant change d’environnement : il ne retrouve plus la même chambre, son lit n’est plus le même et souvent, il ne connaît pas les nouveaux amis de papa et maman qui partagent la maison. Il doit donc s’habituer à ces nouveaux éléments. Ces changements d’habitudes devront d’ailleurs se reproduire à son retour à la maison, puisque bébé devra de nouveau s’adapter à son “ancienne chambre”. Laissez-lui donc le temps de prendre ses repères.

Autre possibilité : votre bébé, qui ressent toutes formes d’angoisse et de stress, peut se mettre à pleurer si papa ou maman ne se sent pas comme à son habitude. Ainsi, si la journée a été dure, et que vous vous sentez “sur les nerfs”, n’hésitez pas à laisser une autre personne prendre le relai pour coucher votre bébé. Votre enfant a besoin de calme, et surtout d’être rassuré !

 

Comment l’aider à trouver le sommeil ?

  • L’environnement étant un élément indispensable pour bien dormir, vérifiez dans un premier temps que la température de la chambre soit correcte. Elle doit être idéalement chauffée à 19°C pour que votre bébé puisse dormir en toute tranquillité.
  • La manière de coucher votre enfant avant la sieste joue aussi un rôle essentiel : ne chargez pas son lit de peluches inutiles, ou de jouets colorés qui pourraient l’exciter. Un doudou et une musique douce ainsi qu’une gigoteuse suffisent. Et ce n’est pas tout : si vous l’avez habitué à une histoire ou une petite chanson avant de le poser dans son lit, ne lésinez pas sur ces rituels indispensables pour l’apaiser avant de dormir.
  • Comprendre votre enfant. Votre bébé pleure au moment de faire la sieste ? Laissez-le verser ses larmes quelques minutes le temps de comprendre son “chagrin”. Parfois, sa grande fatigue le fait sangloter, mais une petite berceuse suffit à le faire tomber dans les bras de Morphée. S’il ne dort pas mais qu’il babille dans son lit, peut-être n’a-t-il pas réellement sommeil. Néanmoins, respectez ce moment de repos, tout aussi récupérateur que la sieste, selon l’âge de l’enfant. Restez quelques instants à ses côtés, jusqu’à ce que votre présence ne soit plus indispensable à ses yeux. Encore une fois, votre enfant a besoin d’un temps d’adaptation avant que vous ne quittiez la pièce après l’avoir mis dans son lit.
  • Respecter le rythme des siestes. S’il y a une chose à ne pas faire : supprimer les siestes de bébé qui grogne au moment du coucher, en pensant qu’il dormira mieux le soir. Le rythme de l’enfant pourrait être davantage décalé et les horaires de la sieste autant que celles du repas doivent être respectées puisque changer ce rythme perturberait ses repères.

 

Alice du Laboratoire PediAct