publié le: 26 novembre 2014

nouveau né voyage

De plus en plus de familles voyagent avec des nourrissons. Une tendance qui rassemble ceux qui s’expatrient pour raison professionnelle et les parents qui rendent visite à leur famille à l’étranger. Dans le cas du « simple » tourisme, rappelons qu’il n’est pas recommandé pour les tout-petits, trop fragiles.

Un petit être à bien protéger

À la naissance, le bébé est immature dans bien des domaines, notamment s’il est prématuré : peau, appareil respiratoire, systèmes nerveux et immunitaire… Il lui faudra en effet quelques semaines à plusieurs mois, voire années, pour atteindre une maturité lui permettant de voyager dans de bonnes conditions. Dans tous les cas, il faudra veiller tout particulièrement à son bien-être et à sa santé, en n’oubliant jamais ses fragilités.

Sachez, par exemple, que les tout-petits supportent moins bien que les adultes le manque d’oxygène (avion, montagne). Ils vont également se réchauffer ou se refroidir plus vite que nous. Au niveau immunitaire, la protection infantile est faible, voire inexistante pour certaines maladies, surtout en l’absence d’allaitement maternel. Il faudra donc attendre la réalisation des vaccins pour une protection minimale.

Le paludisme, une maladie grave et répandue

Dans les pays à risque, il convient de protéger le bébé des moustiques et autres insectes vecteurs potentiels de maladies qui peuvent être graves. Le paludisme est l’une des plus connues, responsable chaque année de près de 800 000 décès chez les enfants de moins de 5 ans. N’emmenez un petit dans un pays où cette maladie est présente que si c’est nécessaire. Vous pouvez alors utiliser une moustiquaire imprégnée de pyréthinoïde pour opposer une barrière mécanique et chimique, sans risque pour l’enfant. Vous trouverez des modèles à adapter au lit, mais aussi au siège auto ou à la poussette. Évitez les sorties à la tombée de la nuit.

Préférez les vêtements longs et couvrants, eux aussi imprégnés d’insecticide. En revanche, n’appliquez aucun produit directement sur sa peau. En cas de doute ou de fièvre, consultez un médecin en urgence.

Les troubles de l’appareil digestif

Les changements d’habitudes alimentaires et d’hygiène provoquent fréquemment des diarrhées chez les enfants, qui risquent alors la déshydratation. Voici quelques mesures à prendre pour en limiter l’apparition.

Pour les tout-petits, favorisez, si possible, l’allaitement au sein et à la demande. Pour les plus grands et les adultes, focalisez-vous sur le lavage des mains (les solutions hydro-alcooliques sont fort pratiques). L’eau minérale devra provenir de bouteilles fermées de façon hermétique. Si ce n’est pas possible, elle devra être bouillie, voire filtrée. Enfin, il est également possible d’utiliser des pastilles de désinfection chimique.

Comme en cas de fièvre, si les diarrhées sont importantes ou durent plusieurs jours, il faudra consulter un médecin. L’urgence sera de réhydrater l’enfant, soit via l’allaitement, soit grâce à des solutés de réhydratation orale, le tout autant que demandé par le malade.

Limiter l’exposition aux agressions extérieures

Beaucoup de vaccins indiqués pour voyager à l’étranger ne peuvent être réalisés chez les nourrissons. Ainsi, le vaccin contre la fièvre jaune (Afrique, Amérique latine) ne peut être fait avant les 6 mois de l’enfant, ni chez une femme qui allaite. Le voyage doit alors, si possible, être reporté pour éviter de prendre le moindre risque. Dans le cas de la coqueluche, la protection du bébé passe par une couverture vaccinale de l’entourage.

Grosses chaleurs ou froid important, soleil, vent sont des agressions pour la peau et le système pulmonaire des nourrissons. Les parents devront donc veiller à limiter l’exposition aux heures les plus chaudes et à hydrater correctement et régulièrement les enfants. Vêtements légers et longs, chapeaux à larges bords, crème solaire à très haute protection (indice supérieur à 50) et paires de lunettes adaptées seront vos meilleurs alliés.

Concernant le froid, sachez que les bébés se refroidissent plus vite en l’absence de mouvement. Leurs vêtements et les systèmes de portage ne doivent pas trop les serrer et vérifiez régulièrement qu’ils n’ont pas froid, notamment au niveau des pieds et des mains.

Le voyage en avion

Dans l’avion, l’air est très sec, pensez à hydrater votre tout-petit. Plus important encore, sachez que les nouveaux-nés ne sont pas « équipés » pour supporter le manque d’oxygène en altitude. Demandez l’avis de votre médecin avant tout voyage par voie aérienne et/ou en haute montagne.

Au décollage et à l’atterrissage, faites déglutir l’enfant à l’aide d’une tétine, d’un biberon ou d’une tétée, afin d’équilibrer ses tympans et éviter les douleurs aux oreilles. Enfin, pensez à prévoir ses repas, les compagnies aériennes ne proposant généralement pas de menu adapté.

Rappelons-le, un voyage à l’étranger, notamment dans des contrées lointaines, ne doit être effectué avec un nouveau-né que s’il est indispensable. Quoi qu’il en soit, il doit être bien préparé. N’hésitez pas à consulter votre pédiatre avant le départ et à préparer une trousse de pharmacie adaptée et complète ! Vous pourrez également prendre un instant pour visiter le site d’information Santé Voyages, au lien suivant http://www.astrium.com, qui comporte de nombreux conseils pour protéger la santé des membres de la famille pendant un voyage.

Alice du Laboratoire PediAct

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.