publié le: 27 novembre 2015
catégorie: Dermatologie

Quels sont les risques liés à la cryothérapie ?

La cryothérapie est l’un des traitements utilisés pour soigner le Molluscum Contagiosum. Très fréquente chez l’enfant, cette infection d’origine virale se manifeste par l’apparition de petites lésions cutanées. Sans gravité, mais peu esthétique selon les régions du corps touchées, le Molluscum Contagiosum déroute les parents qui craignent sa propagation. Si cette maladie de la peau guérit spontanément en quelques mois, elle s’avère très contagieuse et peut nécessiter un traitement par cryothérapie.

Qu’est-ce que la cryothérapie ?

La cryothérapie est une méthode thérapeutique qui vise à brûler ces petites excroissances cutanées avec de l’azote liquide, comme pour traiter une verrue. Le traitement par le froid permet de détruire les tissus ciblés. À l’aide d’un spray ou d’un coton-tige, le dermatologue applique de petites quantités d’azote liquide sur les boutons. Il provoque alors un véritable choc thermique afin de permettre à la peau de produire de nouvelles cellules : des cristaux de glace se forment et congèlent instantanément celles endommagées, entrainant ainsi leur destruction.

Le Molluscum Contagiosum étant très résistant, il est difficile à éradiquer. Les boutons doivent être traités individuellement, certains n’étant pas encore détectables. Plusieurs séances de traitement espacées de deux à six semaines sont alors nécessaires, notamment si les lésions cutanées sont nombreuses et prolifèrent.

Quels sont les risques de la cryothérapie pour traiter un Molluscum Contagiosum ?

La cryothérapie est une technique fiable et courante pour traiter un Molluscum Contagiosum. Mais, chez les jeunes enfants, elle n’est pas sans conséquence. Le traitement est long et peut être très mal vécu.

La brûlure des boutons à l’azote liquide est douloureuse. Bien que le dermatologue applique une crème anesthésiante sur les parties du corps à traiter, celle-ci n’a pas d’effet sur l’anxiété du tout-petit. Il a peur, pleure et peut vivre ce traitement comme un réel traumatisme. Les séances sont parfois très éprouvantes, tant pour le jeune patient que ses parents et le praticien.

Après chaque intervention, la peau rougit. Elle se comporte comme pour une brûlure avec un léger gonflement local dû à un œdème et éventuellement la formation d’une cloque. Il peut s’avérer nécessaire de la percer pour laisser s’évacuer le liquide afin de favoriser la cicatrisation. Il se forme ensuite une croûte qui tombe au bout de quelques jours. Pour limiter tout risque de cicatrice, l’enfant ne doit surtout pas la gratter, ce qui est parfois difficile pour lui.

Il est donc indispensable de surveiller l’enfant très attentivement dans tout le processus de cicatrisation. Ce qui, à long terme, est parfois difficile à gérer, le traitement par cryothérapie s’étalant généralement sur plusieurs mois. De plus, dans certains cas, et ce malgré la durée du traitement, des récidives sont possibles.

PoxKare® : un traitement alternatif pour soigner le molluscum contagiosum

PoxKare® est une alternative à la cryothérapie, traitement efficace, mais douloureux et traumatisant pour l’enfant. Cette solution à base d’hydroxyde de potassium à 5 % est indolore. Elle agit par kératolyse pour éliminer le Molluscum Contagiosum.

PoxKare® s’utilise à la maison en applications locales à l’aide d’une fine spatule. Au bout de 4 à 6 semaines, le Molluscum Contagiosum disparait et le risque de récidive est écarté.

Disponible en pharmacie, PoxKare® soigne efficacement et durablement les lésions cutanées de votre enfant, sans douleurs ni risques d’importants troubles émotionnels. En neutralisant rapidement le virus, les risques de complications locales (surinfection, prurit, etc.) se dissipent ainsi que l’apparition d’éventuelles cicatrices.

 

Alice du Laboratoire PediAct

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.