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La frustration est-elle nécessaire à l’éducation de mon enfant ?

Ce qui devait arriver arriva. Après toutes ces sessions à la piscine et les nombreux allers-retours dans le pédiluve, votre petit a attrapé une verrue. Depuis quelques semaines, impossible d’en venir à bout malgré vos nombreuses tentatives. Faut-il intervenir ? Comment s’en débarrasser ? On vous explique.

“Non, non, non et non”. Que ce soit pour le parent qui le prononce ou pour l’enfant qui l’entend, l’effet d’un “non” est toujours compliqué. Pourtant, il semblerait que la frustration - à petites doses - soit bénéfique pour l’enfant. Comment lui apprendre à gérer cette frustration ou du moins, à mieux la tolérer ? Comment bien vivre ce moment en tant que parents ? Suivez le guide !

 

La bonne frustration

Votre enfant doit-il toujours recevoir ce qu’il souhaite ? La réponse est non. 

En effet, si votre enfant reçoit toujours ce qu’il veut, il ne ressentira jamais le manque et n’exprimera pas de besoins particuliers. Or, un enfant qui n’a pas de manque est un enfant qui n’aura pas besoin d’apprendre et qui ne manifestera aucun désir puisqu’il a toujours ce qu’il veut sans même en faire la demande. En effet, pour avoir de la satisfaction, il faut ressentir autant le désir que le manque. 

Pour toutes ces raisons, une certaine frustration est bénéfique pour la construction des enfants. Mais attention, il ne faut pas frustrer pour frustrer. Il est important d’accompagner l’enfant pour l’aider à comprendre et surmonter cette frustration. Qu’elle soit, en quelque sorte, éducative et non punitive. 

 

La mauvaise frustration

S’il y a de la bonne frustration, celle qui est formatrice pour l’enfant, il y a aussi de la mauvaise frustration. S’il réclame des câlins, de la tendresse, un peu plus de liberté et que vous le privez de ces belles choses, cette dernière sera forcément mauvaise. Tout comme les frustrations concernant les besoins vitaux de la vie de tous les jours : manger, dormir, boire. Mais cela paraît plutôt évident. 

 

Des règles et des récompenses

Pour que la frustration soit “saine” et motrice, vous pouvez choisir d’imposer des règles. Celles-ci peuvent être plus ou moins strictes en fonction de vous, de vos idées, de l’éducation, de l’emploi du temps, de l’âge ou de la période dans laquelle vous êtes (vacances ou école, par exemple). 

Votre enfant doit comprendre que ces règles sont sérieuses, mais également qu’elles peuvent être parfois assouplies sans culpabilité. Et bien sur, cela ne veut pas dire que la frustration doit devenir la pierre angulaire de votre modèle éducatif, mais simplement d’accepter qu’elle fasse partie de la vie et qu’elle fera partie de celle de votre enfant. 

 

Frustration : comment la gérer en tant que parents ?

Un parent qui dit sans cesse “non” à son enfant peut mal vivre le regard des autres parents, ou encore se sentir mal à l’aise face à ce rôle de “méchant”. Voici donc quelques conseils : 

  • Si vous êtes deux parents à la maison, vous pouvez alterner le “non” pour  que ce ne soit pas toujours le même parent qui dise “non”. 
  • Si vous êtes une famille monoparentale, il sera peut-être plus difficile pour vous d’accepter ce rôle de “méchant”. Alors n’hésitez pas à en parler autour de vous, à des spécialistes, ou même à d’autres parents qui sont dans le même cas que vous. 

 

Ce qu’il faut retenir :

En tant que parents, il est tout à fait normal de ne pas pouvoir toujours satisfaire toutes les attentes de votre enfant. En fonction de votre histoire, de votre personnalité ou de la vision que vous avez de l’éducation, l’apprentissage de la frustration pour votre enfant sera différent. 

Préparer un enfant à la frustration, c’est évidemment le préparer à sa vie future. Cependant, il est de la plus haute importance de l’aider à surmonter ces étapes, d’écouter son ressenti et ses sentiments, etc. 

Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.

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