publié le: 20 juin 2016

Comment favoriser l’entente entre vos enfants ?

Enfants qui s'entendent bien et jouent

Vos enfants se crêpent le chignon à longueur de temps et mettent vos nerfs à rude épreuve ? Vous finissez par perdre patience ? C’est normal, les disputes incessantes au sein d’une fratrie sont épuisantes.

Néanmoins, elles sont aussi inévitables que constructives, car c’est en se chamaillant qu’ils forgent leur personnalité. Pour calmer le jeu et ne pas échauffer les esprits, voici quelques conseils pour favoriser l’entente entre vos enfants.

Fixez des limites : trop, c’est trop !

Se disputer pour un oui ou un non, c’est une chose. Mais, les dérapages peuvent vite arriver. Un mot ou un geste de trop, et la situation se dégrade. Si les disputes dégénèrent en violence verbale ou physique, vous devez intervenir. Une gifle ou une insulte ne doivent pas être minimisées. Fixez des règles claires et soyez ferme. Si le ton monte, expliquez-leur qu’ils seront punis. Ne cherchez pas à savoir qui a commencé, ils nieront d’un bloc leur responsabilité en se rejetant mutuellement la faute. Séparez-les, isolez-les et questionnez-les quand la colère sera passée.

Laissez-les se disputer et ne prenez pas parti

Tout en veillant à ce qu’ils ne dépassent pas les limites, laissez-les se disputer. Tout comme pour nous, adultes, ils ont besoin d’exprimer leurs ressentiments. Quelles que soient les causes de la discorde, restez neutre. En prenant la défense de l’un ou de l’autre, vous risquez de provoquer un sentiment d’injustice et d’envenimer la situation.

Sans chercher à savoir qui a tort ou raison, favorisez le dialogue pour qu’ils puissent mettre des mots sur leurs émotions. Une écoute attentive permet parfois de désamorcer le conflit, sans cris ni pleurs.

Respectez la personnalité de vos enfants

Ce n’est pas toujours facile, mais vous devez les considérer individuellement. S’ils ont un écart d’âge important, il sera difficile de leur faire suivre les mêmes règles, ce qui, inévitablement, risque d’engendrer des querelles ! Pour les éviter, adaptez vos règles et votre comportement à chacun d’entre eux. Si l’aîné a le droit de se coucher un peu plus tard, le petit dernier doit se sentir avantagé dans une autre circonstance. Les privilèges ne doivent pas être à sens unique ! Préparez aussi votre premier enfant à l’arrivée de son petit frère où de sa petite soeur.

Vos enfants ont chacun leur propre personnalité et il est essentiel de la respecter, même lors de leurs mésententes. Ne les comparez pas, ils sont uniques, chacun avec ses points forts et ses points faibles. Dès que possible, passez du temps individuellement avec eux. Ils ont besoin de construire une relation privilégiée avec vous pour se dévoiler et s’affirmer autrement qu’au sein de la fratrie.

Organisez des moments de complicité et de convivialité

Promenades, jeux, fêtes, activités sportives, tout est bon pour les réunir et partager de tendres moments, en famille. Pour nouer des liens solides, rien de tel que d’apprendre les plaisirs du partage. Les parents sont les personnes les mieux placées pour encourager et solidifier cette harmonie familiale. L’échange renforce les liens affectifs et dénoue les tensions. Et, lorsque vous constatez que leur entente est sereine, sans qu’elle tourne au pugilat, félicitez-les. Non seulement ils seront fiers et heureux, mais aussi bien plus enclins à enterrer la hache de guerre !

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.