Que l’on soit grand ou petit, le sommeil occupe une part importante de notre vie. Bien qu’un être humain passe environ un tiers de sa vie à dormir, nos besoins ne sont pas les mêmes à tous les âges de la vie : un nouveau né dormira environ 16 à 17 heures par jour, contre 10 heures pour un enfant de 10 ans et 7 ou 8 heures voire moins pour un adulte. Pour un enfant, le sommeil est aussi essentiel que l’alimentation ou le besoin d’affection.

Un sommeil de plomb pour une santé de fer

Il n’est désormais plus à prouver que le sommeil joue un rôle primordial dans le bon développement physique et mental de l’enfant. Des dizaines d’études corroborent ce fait et soulignent que c’est durant cette période que leur corps est actif à plusieurs niveaux :
• Il sécrète la fameuse hormone de croissance ;
• Il élimine les toxines accumulées au cours de la journée ;
• Il fixe dans sa mémoire l’information emmagasinée au cours de la journée et développe la capacité d’apprentissage ;
• Il renforce le système immunitaire et réduit le risque de maladies ;
• Il récupère de la fatigue physique ;
• Il régule le taux de glycémie ;
• …

Le sommeil n’est donc pas une simple « mise en veille » de l’activité corporelle, c’est finalement presque le contraire et encore plus pour un petit corps en pleine croissance.

Des moments de repos anarchiques chez le nourrisson

Pour un nourrisson, le sommeil est peu structuré et les moments de repos se répartissent de manière anarchique tout au long de la journée. Il ne fait pas encore la différence entre le jour et la nuit. En fait, le sommeil d’un nouveau né est morcelé en de nombreux cycles (16 à 20 par 24 heures) et ne comprend que 2 phases : le sommeil agité et le sommeil calme. Ensuite, celui-ci évoluera et comportera 3 stades : le sommeil paradoxal, le sommeil léger et le sommeil lent profond. Selon le site spécialisé sommeil.org, « le sommeil du nouveau-né va nettement évoluer au cours des premiers mois pour se rapprocher quasiment de l’organisation du sommeil adulte vers l’âge de 9 mois ».

La sieste, essentielle elle aussi pour l’enfant

Dans la mesure où l’enfant jeune ne fait pas encore ses nuits, la sieste joue un rôle important dans la régulation du sommeil de l’enfant. Celle-ci doit se planifier en fonction de son âge et de ses besoins en sommeil. La spécialiste du sommeil des enfants et experte en insomnie comportementale Brigitte Langevin fournit à ce propos quelques repères pour mieux quantifier ces besoins :
De 0 à 3 mois : 4 à 6 siestes ;
Vers 4 à 6 mois : 3 siestes, à raison d’une le matin, une en début d’après-midi et une vers la fin d’après-midi ;
De 9 à 16 mois : 2 siestes, une en matinée et une en début d’après-midi ;
A partir de 18 mois : une sieste en début d’après-midi

Quoiqu’il en soit, et ce à n’importe quel âge, la durée de la sieste répond à un besoin de récupération de la fatigue. Ce qui veut dire que certains enfants ont besoin de dormir davantage par rapport aux autres. L’idéal est donc de laisser votre enfant se réveiller tout seul ou en tout cas de ne pas le brusquer où chercher à lui imposer des horaires fixes.

Si votre enfant éprouve des difficultés à s’endormir, n’hésitez pas à consulter notre article sur les troubles du sommeil chez le nourrisson.

L’équipe du laboratoire PediAct

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.