publié le: 8 mars 2017

Que faire si mon enfant refuse de manger ?

bebe refuse de manger

Qu’il s’agisse d’évolutions dans le mode d’alimentation, de l’introduction de nouveaux aliments ou simplement d’une affirmation de caractère, toutes les occasions sont bonnes pour s’opposer aux parents quand il s’agit des repas ! Quelle frustration d’entendre la nounou vous dire que bébé se régale de ses petits plats tous les midis, alors qu’avec vous, le soir, il faut lutter des heures pour qu’il mange quelques cuillères…

Rassurez-vous, la plupart des enfants passent par ces phases, mais finissent par retrouver l’appétit, à condition de rester ferme et de ne pas se laisser déborder.

Refus de la cuillère

À l’âge de la diversification, vers 6 mois, il n’est pas rare que le passage du biberon à la petite cuillère crée quelques complications. Certains enfants adoreront cette nouvelle expérience, ces nouveaux outils, ces nouvelles textures et saveurs. Et pour d’autres, ce sera plus laborieux.

Il faut lui laisser le temps d’accepter cette nouvelle façon de s’alimenter. Les quantités de solides ingérées n’ont donc pas grande importance tant que le lait reste l’aliment principal. À cette période, bébé découvre les aliments et toute la dimension sociale du repas.

Il faut alors trouver le bon moment, votre bébé ne doit pas être affamé, mais pas repu non plus, pour lui proposer, dans un premier temps seulement, quelques cuillères.  Répétez l’opération régulièrement, sans vous montrer trop insistant.

Préférez des purées ou compotes très lisses. Vous pouvez aussi nuancer les saveurs en mélangeant le sucré/salé (carotte-pomme par exemple). L’important est de varier les plaisirs et de le laisser prendre part au repas à sa manière, même si cela doit passer par quelques petites mains dans la purée…

Refus des petits morceaux

Un peu plus tard, lorsque les dents sont sorties et que l’on tente d’introduire les petits morceaux, on se heurte souvent au refus de la part de l’enfant. Nouvelle étape, nouvelle texture, certains enfants ont du mal à avaler autre chose que de la purée.

Pour les uns, les petits morceaux dans la purée seront plus faciles à ingérer, pour les autres ça ne passera pas du tout sous cette forme ! Là encore, il faut être patient et persévérer. Cantonner son enfant à la purée n’est pas une solution. Il ne s’agit pas seulement de le faire manger, c’est aussi l’éduquer et lui apprendre à s’alimenter normalement et de façon équilibrée.

Votre meilleur allié est le temps. Proposez-lui quelques morceaux et un peu de purée à côté. Ne le forcez pas et laissez-lui le temps de se décider. Proposez-lui aussi des fruits coupés en morceaux, ou simplement de croquer dans une banane. La transition est souvent plus douce avec le sucré. Continuez à varier vos plats et le déclic finira par arriver.

Refus des légumes

Vers 2 ans, l’enfant cherche à s’affirmer en s’opposant à ses parents. Cette prise d’autonomie s’observe aussi lors des repas, où il refuse (par principe) de manger ce qu’on lui propose. Il s’agit pour lui d’obtenir l’attention de ses parents. Si l’on ignore ces provocations, les choses finissent par rentrer dans l’ordre assez rapidement. Essayez de faire du repas un moment agréable et convivial en évitant de vous focaliser sur son manque d’appétit.

Privilégiez les petites quantités pour l’inciter à finir son assiette, et lorsqu’il y arrive, félicitez-le sans trop en rajouter pour ne pas heurter sa susceptibilité.

Si votre enfant vous semble colérique et fatigué pour le dîner, avancez l’heure du repas et limitez les distractions (télé, radio, jeux). Sachez enfin que la croissance des enfants est irrégulière, par conséquent, leur appétit est variable.

En conclusion, il est important d’essayer de comprendre pourquoi votre enfant refuse de manger, afin d’adapter votre attitude à son comportement. Ces refus sont des phases qu’il faut réussir à surmonter. Notre conseil : restez ferme et gardez en tête que c’est l’adulte qui dicte les règles alimentaires de la maison.

N. B. Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé

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