publié le: 17 février 2017

Que faire si mon enfant refuse de dormir ?

bébé qui dort

Les troubles du sommeil sont courants chez l’enfant. Refus d’aller se coucher, réveils nocturnes, cauchemars… Les conséquences se font vite sentir sur l’ambiance générale et la capacité des parents épuisés à faire face à ces intrusions nocturnes qui se répètent et durent dans le temps.

Pourquoi se réveille-t-il, pourquoi n’arrive-t-il pas à se rendormir seul et surtout comment l’aider et le rassurer pour un retour à la normale ? 

Comprendre le sommeil de son enfant

Un bon sommeil, c’est avant tout la clé d’une bonne santé pour votre tout-petit ! 

Vers 2 ans, avec le développement de l’imaginaire de l’enfant, apparaît souvent la « peur du noir ». C’est ainsi qu’un environnement familier plongé dans le noir peut être source d’angoisse. C’est souvent à cet âge que l’enfant commence à faire durer le moment du coucher ou que, plus tard dans la nuit, il ne réussira pas à se rendormir seul.

À cette période où les acquisitions faites en journées sont considérables, le cerveau de notre tout-petit n’est pas totalement au repos la nuit. C’est précisément durant son sommeil que l’enfant assimile les connaissances de la journée. C’est aussi à ce moment qu’il ressasse et surmonte les problèmes rencontrés.

Les troubles du sommeil se manifestent de différentes façons

Certains feront trainer au maximum le moment du coucher : encore une histoire, encore un bisou, le dernier petit pipi, ou encore « j’ai perdu doudou ! ». Tous les moyens sont bons pour ne pas se retrouver seul dans sa chambre ou tout simplement pour éviter de quitter le reste de la famille.

C’est aussi une façon de tester sa toute-puissance, en évaluant jusqu’où cela peut aller.

L’autre cas de figure typique est l’enfant qui cherchera à gagner le lit de ses parents la nuit.

On sait que le sommeil se déroule par cycles. S’alternent les phases calmes et les phases d’activités cérébrales intenses. C’est lors des phases de sommeil léger que l’enfant se réveille, vous appelle, ou pleure … et il est souvent difficile de ne pas intervenir.

Se poser les bonnes questions pour trouver les causes : pourquoi refuse-t-il de dormir ?

L’enfant qui fait durer l’heure du coucher cherche surtout à grappiller quelques minutes de plus avec ses parents. Ils doivent alors s’assurer qu’ils ont accordé suffisamment de temps et d’attention à leur enfant dans journée. Il n’est pas toujours facile de concilier vie professionnelle et familiale. Cependant, il est nécessaire de conserver des instants privilégiés avec les enfants : le moment du repas, du bain, l’heure de l’histoire… sont autant d’occasions de couper téléphones et écrans pour de vrais moments d’échanges en famille.

Les réveils nocturnes sont assez courants dans l’enfance. Ils doivent alerter s’ils deviennent récurrents. Il faut alors faire parler l’enfant pour qu’il exprime l’événement ou la situation qui le perturbe (déménagement, décès, séparation…) et tenter de le rassurer.

On rencontre aussi l’exemple du curieux qui, souvent à l’âge de l’œdipe (entre 3 et 5 ans), veut savoir ce qui se passe entre ses parents en son absence. Il est alors tentant de rejoindre le lit conjugal en cas de réveil nocturne.

Accueillir son enfant dans son lit est efficace, car tout le monde se rendort plus rapidement. Par contre, ce comportement lui indique que cela pourra se reproduire… Or, il n’est souhaitable pour personne que cela perdure dans le temps. Il faudra alors rapidement être capable de poser les limites.

Des solutions pour un retour à la normale

Vouloir rassurer et protéger son enfant est naturel. Même si la culpabilité de ne pas le voir suffisamment dans la journée vous incite parfois à tolérer sa présence dans votre lit la nuit, il ne s’agira que d’une solution à court terme. Il est, en effet, important de poser rapidement les limites en définissant et en expliquant vos espaces respectifs : chacun son lit !

Le rituel, avant l’heure du coucher, est intéressant puisqu’il crée une routine qui rassure l’enfant avant de s’endormir : on se brosse les dents, le dernier pipi, un petit jeu ou une histoire, un bisou et bonne nuit. Il faut rester ferme sur le cadre qui a été défini, sans quoi, il tentera d’y déroger. Il est également conseillé (si cela est possible) qu’il n’y est pas un parent préposé à l’histoire, mais une alternance dans le couple.

La nuit, il faut aussi être catégorique. En cas de réveil, aller le voir une première fois pour le rassurer en lui expliquant que vous êtes juste à côté, que tout va bien et qu’il peut se rendormir. La deuxième fois, intervenez depuis votre lit, en l’incitant à se rendormir avec fermeté. Laissez-le ensuite se calmer et s’endormir seul. Au bout de quelques jours, il retrouvera un sommeil paisible.

Vous devez être convaincu que c’est la bonne attitude pour solutionner ces troubles de sommeil et que c’est pour son bien (et le vôtre aussi !).

Pour réussir, il est essentiel de maintenir ces dispositions nuit après nuit.

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.