publié le: 23 octobre 2017

Qu’est-ce qu’une rhinite saisonnière ?

rhinite saisonnière

La rhinite saisonnière, aussi appelée rhume des foins ou rhinite allergique, touche un tiers des enfants scolarisés. Les causes de cette pathologie bénigne sont une très forte sensibilité à un allergène, comme les acariens, la pollution, le tabac, les pollens et la moisissure.

Cependant, la rhinite saisonnière touche différemment la population, en fonction de la zone géographique et de la saison.

Comment se manifeste-t-elle ? Quels sont les traitements médicamenteux préconisés ? Comment améliorer le quotidien des petits patients touchés ? Voici quelques réponses.

 

La rhinite saisonnière : quelles en sont les causes ?

La rhinite saisonnière connait un pic en été. Cependant, elle reste active de février à octobre et ne s’estompe jamais complètement. On parle de rhinite saisonnière quand la pathologie a pour origine les pollens, les moisissures, la pollution, le tabac, les acariens ou encore les poils d’animaux.

Tous ces allergènes viennent perturber l’organisme quand ils sont en contact avec les voies respiratoires, les yeux ou simplement la peau. Les réactions sont très diverses et dépendent essentiellement de l’allergène mis en cause. La sensibilité de chaque personne joue aussi un rôle.

Une rhinite saisonnière est avérée quand elle dure plus de 4 jours par semaine et plus de 4 semaines par an.

Si la rhinite saisonnière touche 33% des enfants, elle survient rarement avant 5 ans. Souvent modérée, elle peut aussi prendre une forme sévère. Dans ce cas, en plus des symptômes classiques, l’enfant éprouve des difficultés à dormir la nuit, il est plus fatigué en journée et manque d’énergie à la maison comme à l’école, ce qui peut considérablement nuire à son bien-être.

 

Rhinite allergique : quels sont les symptômes ?

Comme toute pathologie, la rhinite saisonnière s’accompagne de symptômes très caractéristiques :

  • Nez qui coule
  • Nez bouché
  • Éternuements répétés
  • Gorge irritée
  • Toux
  • Yeux larmoyants et rouges

Parfois la rhinite va plus loin et entraîne une forme d’asthme, mais aussi de l’eczéma.

L’état général de l’enfant concerné est négativement impacté. Les troubles du sommeil et la fatigue altèrent le quotidien. Il peut alors éprouver des difficultés à suivre à l’école et manquer de vitalité lors d’une activité physique.

Si la rhinite est causée par les pollens, il devient difficile de profiter de l’extérieur.

 

Quand consulter ?

Quand un enfant semble souffrir de rhinite saisonnière, il est hautement recommandé de consulter un médecin. Celui-ci pourra confirmer le diagnostic et prescrire un traitement médicamenteux, afin que l’enfant se sente mieux.

Le plus souvent, le traitement se compose d’antihistaminique et éventuellement d’une crème pour l’eczéma. Parallèlement, un bilan chez l’allergologue est également préconisé pour identifier le ou les allergènes.

Dans les cas les plus sévères, une immunothérapie est proposée. Ce traitement consiste à injecter l’allergène pendant plusieurs années afin de désensibiliser l’enfant. En cas d’allergie au pollen, c’est une solution particulièrement efficace sur le long terme.

De manière générale, il est impératif de consulter son médecin si l’enfant éprouve des difficultés à respirer, s’il fait un choc allergique (éruption cutanée, gonflement, boutons, etc.) et si son état général se dégrade anormalement.

 

Les erreurs à éviter

Il existe une multitude de médicaments en vente libre pour réduire les symptômes liés à la rhinite allergique. Ces traitements peuvent être performants sur les adultes, mais ne doivent en aucun cas être donnés aux enfants. Il en est de même avec les traitements qui ont été prescrits précédemment ou à un autre membre de la famille.

Il ne faut pas donner de médicaments à un enfant sans qu’un diagnostic ait été établi par un professionnel de la santé. En effet, les médicaments pourraient modifier les symptômes et altérer le diagnostic lors de la consultation.

 

Comment soulager la rhinite saisonnière ?

Si un enfant souffre de rhinite saisonnière, il est essentiel d’identifier l’allergène et de l’éviter. Les méthodes sont propres à chaque allergène. Par exemple, dans une maison humide, il faut combattre la moisissure. Dans une très large majorité des cas, l’exposition aux pollens est en cause et doit donc être réduite. Pour ce faire, il faut changer ses habitudes au quotidien et parfois changer celles de la famille entière.

Il existe une surveillance des pollens en France. Ainsi, selon la région dans laquelle on habite, il est possible de savoir si la concentration de pollens est élevée. Ces jours-là, les sorties en extérieur sont à éviter.

En revanche, après la pluie, il est possible de profiter d’un air vidé de pollens. De même, si l’humidité persiste, la balade s’impose. Le pollen étant moins concentré en matinée ou en soirée, il faut privilégier ces moments pour les sorties et les activités en extérieur.

Pour réduire le contact avec les pollens, il faut fermer les fenêtres et les portes de la maison en journée et aérer quand la concentration de pollens est la plus faible. Après un moment passé dehors, il faut se doucher ou au moins se laver les mains. Le linge de l’enfant doit être séché dans la maison et non dehors.

 

La prévention chez le jeune enfant

Pour prévenir la rhinite saisonnière, il est recommandé de revoir aussi l’aménagement de son intérieur. Les tapis sont déconseillés, tout comme les tissus qui renferment beaucoup de poussières (moquette, velours…).

Par ailleurs, privilégiez les revêtements muraux et les sols faciles à laver. Le ménage doit être fait très régulièrement : dépoussiérez et passez l’aspirateur chaque jour. Grâce à ces habitudes, le pollen pourra être éradiqué de la maison et les rhinites s’estomperont.

 

La rhinite saisonnière est une pathologie qui doit être prise en charge médicalement. En effet, il est souvent impossible d’éliminer complètement l’allergène mis en cause. Grâce à un traitement adapté voire une désensibilisation, le quotidien de l’enfant s’améliore. Demandez conseil à votre médecin ou au pédiatre qui suit votre enfant !

 

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.

 

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