Mon enfant est-il victime de terreurs nocturnes ?

publié le: 15 juin 2020

Les terreurs nocturnes chez l'enfant

Les troubles du sommeil peuvent être divers chez les enfants : cauchemars, insomnies, besoin de temps pour s’endormir… Parmi eux, le cauchemar et les terreurs nocturnes reviennent souvent. Mais alors voilà, les symptômes de ces deux là peuvent être similaires, et il est parfois difficile de savoir si votre enfant fait un cauchemar ou est victime de terreurs nocturnes. Comment savoir si ce que vit votre enfant la nuit est une terreur nocturne ? En voici davantage pour la diagnostiquer.

 

Les terreurs nocturnes, c’est quoi ?

Les terreurs nocturnes sont des parasomnies, c’est-à-dire qu’elles sont des états dissociés du sommeil et sont assez fréquentes chez les enfants. Si votre enfant en est victime, pas de panique il n’est pas le seul. Ces manifestations peuvent se faire au début de la nuit, une à trois heures après que votre petit se soit endormi, généralement pendant la phase de sommeil profond. Mais alors, comment être sûr que ce n’est pas un cauchemar ?

Au lendemain de cet épisode nocturne auquel vous aurez assisté, demandez à votre enfant s’il a bien dormi. S’il vous répond que oui, il s’agit probablement d’une terreur nocturne et non d’un cauchemar. En effet, tout comme le somnambulisme, la particularité de la terreur nocturne est que l’enfant ne s’en souvient pas le lendemain. Si l’enfant se souvient cependant de ses cauchemars, souvent de manière partielle, c’est parce que ces épisodes arrivent généralement à la fin de la nuit, durant le sommeil paradoxal


Comment reconnaître la terreur nocturne chez votre enfant ?

Les terreurs nocturnes se manifestent différemment des cauchemars, à tel point qu’elles ne passent généralement pas inaperçues. Lorsqu’un enfant est victime d’une terreur nocturne, il se met soudainement à crier au beau milieu de la nuit. En arrivant dans sa chambre, vous le verrez assis, terrorisé avec les yeux grands ouverts, et en sueur. Il est essoufflé, il appelle parfois à l’aide ou prononce des mots incompréhensibles, des propos qui ne font pas sens. 

Malgré votre présence devant lui, il ne vous voit pas et ne vous répond pas. Pourquoi ? Et bien, tout simplement parce qu’il est endormi, même s’il n’en a pas l’air. Cela ne dure en général que de quelques secondes à environ 20 minutes. 

 

Que faire si votre enfant est victime de terreurs nocturnes ?

Si cela n’est arrivé qu’une seule fois, il n’y a pas de quoi vous inquiéter. Mais si les terreurs nocturnes de votre enfant deviennent plus fréquentes, vous pouvez en parler à son pédiatre qui saura vous conseiller sur le sujet et en déduire si votre enfant a besoin de parler à un psychologue, ou encore d’un traitement médicamenteux.

En attendant, pendant ses épisodes veillez à : 

  • Ne pas le réveiller. Il pourrait être complètement perdu et effrayé ; 
  • Attendre qu’il se calme et l’aider à se recoucher si besoin, toujours sans chercher à le réveiller ; 
  • Ne pas parler de cet épisode le lendemain au risque de l’inquiéter sans raison ; 
  • Tenter de savoir s’il se sent stressé en ce moment ;
  • Analyser son hygiène de vie et principalement son rythme de sommeil pour savoir s’il dort assez, s’il doit faire des siestes, ou s’il doit se coucher plus tôt le soir.

 

Ce qu’il faut retenir :

Les troubles du sommeil sont fréquents chez les enfants, et cela ne signifie pas toujours un danger pour votre petit. Ainsi, si votre enfant est victime de terreur nocturne, ce n’est pas si grave, tant qu’elles ne sont pas devenues fréquentes et régulières. Vous pouvez toujours en parler à votre médecin qui saura vous conseiller au mieux sur le sujet. 

Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.