Chez l’enfant comme chez l’adulte, on parle de fièvre lorsque la température du corps dépasse 38 degrés celsius. Ce symptôme très commun est un mécanisme physiologique naturel de défense mis en place par notre organisme pour combattre un agent infectieux qui cherche à proliférer à l’intérieur de notre corps. Lorsque le nourrisson ou le jeune enfant a de la fièvre, nos réflexes en tant que parents ne sont pas toujours les plus adaptés. En effet, vouloir faire baisser la température à tout prix dès les premiers signes n’est pas toujours la meilleure des solutions…

Non, la fièvre n’est pas l’ennemi à abattre !

Dans l’imaginaire collectif, la fièvre est annonciatrice des pires maladies. C’est pourquoi les jeunes parents sont très souvent inquiets quand leur tout-petit a le front et les joues brûlants. Pourtant, et cela peut paraître surprenant pour certains,la fièvre en elle-même n’est pas dangereuse. Elle est le signe que les défenses immunitaires de votre enfant s’activent et est due à la libération de molécules par les globules blancs qui sont en charge de défendre l’organisme contre les agressions. Cette élévation de température va alors permettre de limiter la multiplication de bactéries ou de virus. Ne vous trompez donc pas d’ennemi, c’est bien ces derniers qu’il faut éradiquer, et pas la fièvre !

Le premier réflexe : prenez la température de votre enfant

Pour savoir effectivement si votre enfant fait de la fièvre, la meilleure manière reste bien entendu le bon vieux thermomètre. Il existe plusieurs façons de procéder : par la bouche, sous l’aisselle, dans l’oreille. Néanmoins, pour les plus jeunes, la méthode la plus précise reste la voie rectale. Afin de mesurer sa température de manière correcte :
• Assurez-vous d’utiliser le bon thermomètre : certains sont spécifiques à la zone du corps d’où sera prise la température ;
• Ne lui donnez pas un bain ou ne l’enveloppez pas chaudement juste avant, cela aurait pour effet de tronquer le résultat ;
• Pour la prise de température par la voie rectale, placez l’enfant sur le ventre et enduisez l’embout d’une crème de type vaseline pour éviter de lui faire mal  ;
• Nettoyez bien le thermomètre après utilisation en suivant les consignes du fabricant

Votre enfant est fiévreux : comment réagir ?

Il suffit parfois d’un simple rhume ou d’une poussée dentaire pour que le mercure s’envole. Si votre enfant est âgé de plus de 3 mois et que sa température tourne autour de 38 degrés, mais qu’il ne semble pas dérangé pour autant (il est toujours souriant et joueur), inutile d’agir ! Laissez plutôt son organisme travailler et revenir à la normale de lui-même. Par contre, si la fièvre persiste et que la température continue à monter, le bien-être de l’enfant commencera à être perturbé. Vous pouvez alors pratiquer quelques gestes simples qui auront pour but d’améliorer son confort :

• Ne le couvrez pas trop : sans le déshabillez complètement, n’hésitez pas à lui enlever une couche de vêtements et à changer sa couette pour des draps plus légers ;
• Contrôlez la température de sa chambre, l’idéal étant de rester dans la fourchette 18-20°C : ni trop chaud, ni trop froid ! ;
• Hydratez-le régulièrement pour réguler sa température interne ;
• Favorisez le repos.

A noter que, si votre bébé a mois de 2-3 mois a de la fièvre, « il faut craindre systématiquement une infection bactérienne », déclare le docteur Rémy Assathiany, pédiatre membre de l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA) et « Il est dès lors conseillé de consulter rapidement un médecin, un pédiatre ou de se rendre aux urgences dès que possible ».

Quels médicaments sont efficaces ?

De manière générale, dès que la fièvre persiste, s’accompagne d’autres symptômes, dépasse 40°C ou si vous avez un doute, le recours à un professionnel de santé est indiqué. Celui-ci pourra alors vous prescrire la médication adéquate en fonction des symptômes. Le paracétamol et l’ibuprofène sont les médicaments les plus souvent préconisés, mais ils ne doivent pas être utilisés n’importe comment : ils ne peuvent être mélangés (risque d’aggraver la fièvre) et doivent être administrés en respectant scrupuleusement les doses en fonction du poids et de l’âge de l’enfant. L’aspirine, quant à elle, est désormais déconseillée par la plupart des professionnels de la santé de l’enfant.

L’équipe du laboratoire PediAct.

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.