Comme vous le savez, le lait maternel est le meilleur aliment qui soit pour un nourrisson, car il répond parfaitement à ses besoins spécifiques. Cependant, il peut arriver, pour une raison ou pour une autre, que vous ne souhaitiez pas ou ne pouviez pas allaiter votre enfant. C’est alors que les laits infantiles entrent en piste. Soyez rassurée, ils doivent répondre à une règlementation très stricte avant d’être mis sur le marché.

Préparations infantiles : une règlementation européenne rigoureuse

Les laits infantiles commercialisés en France sont des préparations qui ont été spécifiquement développées pour assurer tous les besoins nutritionnels des bébés, de la naissance à 36 mois. Qu’elles se présentent en poudre ou sous forme liquide, ces préparations ont été élaborées avec le plus grand soin afin d’assurer à votre enfant une bonne croissance, notamment grâce à l’apport de calcium et de vitamine D. Les nourrissons étant fragiles et ayant des besoins spécifiques, les préparations infantiles vendues dans le commerce ne peuvent pas être fabriquées selon le bon vouloir des laboratoires, elles doivent suivre la réglementation européenne en la matière, une réglementation qui est très rigoureuse. Elle oblige ainsi, depuis 1976 les laboratoires à respecter une teneur précise pour chaque constituant.

Des seuils d’encadrement pour les nutriments

Depuis le 1er janvier 2010, la réglementation est même encore plus rigoureuse et les fabricants de préparations infantiles doivent se conformer à de nouvelles règles. Ainsi, ils doivent indiquer clairement sur les emballages des laits de suite (laits 2e âge) que ceux-ci concernent les bébés âgés de 6 mois à 1 an. De plus, chaque nutriment (lipides, protéines, glucides, minéraux, vitamines) est désormais encadré par des seuils minimum et maximum à ne pas dépasser. Les laboratoires ont interdiction de produire la moindre allégation de santé ou nutritionnelle au sujet des laits de suite tant que ladite allégation n’a pas été autorisée. D’après l’arrêté du 11 avril 2008, deux catégories de laits infantiles doivent être commercialisées en France : les préparations pour nourrissons et les préparations de suite.

Rappel des principales règles encadrant les préparations infantiles

Vous l’avez compris à travers cet article, les préparations infantiles destinées aux nourrissons de 0 à 36 mois doivent respecter des normes rigoureuses. Ainsi, en matière d’étiquetage, les fabricants doivent mentionner impérativement la destination du produit. Par exemple, s’il s’agit de lait de suite, ils sont tenus d’indiquer que cela s’adresse aux bébés de 6 mois à 1 an. Les laboratoires doivent également faire figurer sur l’emballage toutes les instructions nécessaires à la bonne préparation, à la conservation et à l’élimination du produit. Par ailleurs, il est interdit d’utiliser des termes comme « adapté », « humanisé » ou « maternisé » pour désigner un lait infantile quel qu’il soit.

De plus, en matière de publicité, la règle est simple : elle est interdite, à moins qu’il ne s’agisse de publications consacrées à la puériculture ou de publications scientifiques. Les fabricants s’engagent également à faire figurer des nourrissons âgés de plus de 6 mois sur les publicités concernant le lait 2e âge, ceci pour éviter que les consommateurs ne fassent erreur avec le lait 1er âge.

Enfin, il doit être systématiquement rappelé sur les emballages des préparations infantiles que l’allaitement maternel est la meilleure alimentation qui soit pour les nourrissons.

Vous le voyez, les préparations infantiles sont strictement encadrées par la loi. À ce titre, elles peuvent être servies en toute confiance à votre nourrisson.

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.

AVIS IMPORTANT : Le lait maternel est l’aliment idéal de chaque nourrisson. En cas d’utilisation d’une formule infantile, ou quand la mère ne peut ou ne souhaite pas allaiter, il importe de respecter scrupuleusement les indications de préparation et d’utilisation et de suivre l’avis du corps médical.