publié le: 9 février 2015
catégorie: Pneumologie

Les traitements de la bronchiolite du nourrisson : faisons le point !

Chaque hiver, la bronchiolite touche près de 30 % des nouveau-nés et bébés âgés de 1 mois à 2 ans, soit près de 500 000 enfants. Elle survient généralement de mi-octobre à fin janvier, avec un fort pic au mois de décembre. Cette maladie infantile touche les bronches des tout-petits et doit être rapidement prise en charge.

Dans la grande majorité des cas, un diagnostic et un traitement adapté relèvent d’une prise en charge du médecin de famille, mais le nombre d’admissions journalières aux urgences ne cesse de croître. D’après l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS), depuis le 1er septembre 2014, on comptabilise, au niveau national, 25 000 passages aux urgences pour les enfants de moins de 2 ans.

Qu’est-ce que la bronchiolite du nourrisson ?

La bronchiolite du nourrisson est une infection virale aiguë des petites bronches. Elle touche principalement les enfants de moins de 2 ans. Le virus respiratoire syncytial (VRS) en est responsable dans 80 % des cas.

La bronchiolite débute par une rhinopharyngite accompagnée d’une légère fièvre, d’écoulements nasaux et d’une toux sèche ; ces symptômes évoluent ensuite vers une gêne respiratoire. L’infection se propage alors vers les bronches et entraîne un épaississement de la muqueuse et une accumulation de sécrétions. Le bébé tousse, notamment lors des repas, a du mal à expirer l’air, car ses bronches sont encombrées par des sécrétions qu’il ne peut évacuer et sa respiration devient sifflante.

Quand faut-il consulter un médecin ?

La bronchiolite est une infection bénigne, mais contagieuse et très répandue chez les nourrissons avant 2 ans. Cependant, certains signes doivent vous alerter et vous amener à consulter rapidement un médecin :

  • Si votre enfant est âgé de moins de 3 mois et présente de la fièvre,
  • S’il respire vite et avec difficulté,
  • Si sa respiration est bruyante, voire sifflante, et saccadée,
  • S’il s’alimente mal ou peu (il court un risque de déshydratation),
  • Si son sommeil est agité,
  • S’il a des vomissements répétés et se déshydrate,
  • Si son état général se détériore (fatigue intense),
  • S’il est considéré comme un nourrisson « à risque » (prématuré, malformation cardiaque, maladie pulmonaire ou neurologique, etc.)

Comment traiter la bronchiolite du nourrisson ?

La bronchiolite apparaît généralement 3 ou 4 jours après les premiers symptômes du rhume, et la gêne respiratoire cesse environ 8 à 10 jours après. Si l’hospitalisation s’impose rarement, un traitement adéquat et efficace est prescrit par le médecin pour soulager rapidement le tout-petit.

Tout d’abord, l’American Academy of Pediatrics recommande d’agir de façon préventive, afin d’éviter l’installation de la maladie. Ces recommandations permettent d’ailleurs de protéger le nourrisson de manière générale contre les microbes :

  • Ne pas soumettre son bébé au tabagisme passif.
  • Allaiter le nouveau-né pendant 6 mois au moins (comme le préconise l’OMS), le lait maternel contenant des anticorps protecteurs.
  • Ne pas toucher un tout-petit si l’on est soi-même malade et éviter les lieux de passage (transports en commun par exemple).
  • Si le bébé est malade, penser à porter des gants pendant les soins et à se laver régulièrement les mains pour éviter les sur-infections.
  • Bien aérer votre intérieur, notamment la chambre du bébé et ne surtout pas surchauffer : la température idéale étant de 19°C.

 

Si votre enfant souffre de bronchiolite, consultez un pédiatre qui saura vous conseiller et proposer un traitement parfaitement adapté à l’enfant. Votre médecin peut prescrire à votre enfant :

  • Des médicaments pour lutter contre la fièvre et la douleur, si nécessaire : du paracétamol, des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : ibuprofène chez l’enfant de plus de trois mois ; kétoprofène chez l’enfant de plus de six mois ;
  • Des séances de kinésithérapie respiratoire peuvent être prescrites par votre médecin à votre enfant. La kinésithérapie a pour but de désobstruer le nez et les voies respiratoires encombrées par des bouchons muqueux. Bien que toujours prescrit, l’intérêt de la kinésithérapie est remis en cause en termes d’efficacité. En effet, en septembre 2000, la Haute Autorité de Santé (HAS) notait l’absence de « base scientifique solide » quant aux bénéfices de la méthode.

 

La bronchiolite du nourrisson étant due à un virus, le traitement antibiotique n’a aucun effet. Les antibiotiques seront réservés pour la prise en charge des surinfections bactériennes. Par ailleurs, les bronchodilatateurs, les mucolytiques n’ont aucune utilité dans le traitement de la bronchiolite.

Alice du Laboratoire PediAct

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.

 

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