La diversification alimentaire est une étape essentielle du développement de bébé. Vers l’âge de 4 à 6 mois, il va passer à table, comme les grands. Pour que la transition du lait maternel, ou infantile, vers de nouvelles saveurs se déroule tout en douceur, sans heurts ni pleurs, il est préférable de prendre quelques précautions.

Voici 4 conseils pour réussir une bonne diversification alimentaire, dans la joie et la bonne humeur.

  • 1. Ne rien précipiter

« Tout vient à point à qui sait attendre ». Ce proverbe prend toute sa dimension dans le succès du passage à la diversification alimentaire. Il est inutile de précipiter cette grande aventure. Chaque enfant évoluant à son rythme, en aucun cas vous ne devez calquer celui de votre bébé sur celui d’un autre. Précipiter les choses à tout prix ne ferait que le brusquer et retarder cette étape importante.

Assurez-vous que votre tout-petit est prêt : s’intéresse-t-il à vos repas et aux aliments qui l’entourent ? Tient-il suffisamment bien assis, la tête droite ? Laissez-le s’éveiller à son propre rythme, comme il sera nécessaire de le faire lors de l’apprentissage de la marche, de la propreté et du langage.

  • 2. Ne pas brûler les étapes

Une diversification alimentaire réussie ne se fait pas en quelques jours. Elle se prépare étape par étape, afin de laisser bébé s’habituer à de nouvelles saveurs et textures. D’autant plus que son système digestif étant encore très fragile, il ne peut accueillir trop d’aliments nouveaux à la fois ni de trop grandes quantités.

Cette nouvelle expérience doit être progressive. Commencez par introduire de petites portions de légumes faciles à digérer, mixés et sans ajout de sel, puis de fruits, de viande, de poisson et d’œuf. Proposez-lui un seul aliment à la fois, afin de lui laisser le temps de s’habituer et de minimiser tout risque éventuel d’allergie. Respectez bien les rations recommandées à chaque étape, en fonction de son âge.

Il rechigne devant certains aliments ? Il fait la moue et refuse d’ouvrir la bouche ? Aucune importance. Ne perdez pas patience et ne le forcez pas, vous les lui représenterez un à un dans quelques jours. Il y a de fortes chances qu’il se délecte les papilles avec et vous en redemande !

  • 3. Faites-lui prendre ses repas dans la convivialité et la bonne humeur

Manger doit être un moment de plaisir, pour vous comme pour lui. S’il vous sent stressé(e), tendu(e), il sera nettement moins disposé à passer à table. Bien au contraire, pour éviter la soupe à la grimace et ne pas engendrer de bras de fer, profitez de ses repas pour partager des moments de complicité et de tendresse.

Parlez-lui des aliments se trouvant dans son assiette, expliquez-lui ce qu’il mange, faites de ces repas des instants ludiques où bébé découvre non seulement de nouveaux goûts, mais aussi de nouveaux mots. N’hésitez pas à varier les présentations de ses menus afin qu’il s’émerveille à chaque repas.

  •   4. Choisissez une cuillère adaptée à son âge

Lui faire accepter la petite cuillère peut prendre un certain temps. Faites plusieurs tentatives à quelques jours d’intervalle, sans jamais le forcer. Il doit s’habituer tout en douceur à ce nouvel objet. N’hésitez pas à lui laisser la manipuler tout seul et à piocher allègrement dans son assiette, même s’il se barbouille de purée !

Pour aider votre apprenti mangeur, optez de préférence pour une cuillère en plastique souple. Ces modèles sont moins froids que ceux en métal. Elle doit être adaptée à la taille de sa bouche afin de ne pas blesser ses fragiles gencives.

Enfin, ne perdez pas de vue que le lait reste sa principale source d’alimentation. Pour être en pleine forme, il doit continuer de boire ses 500 ml de lait pour couvrir ses besoins journaliers.

NB : Cet article ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale ou aux conseils d’un professionnel de santé.